Une « Super Intelligence Force » pour garder les États-Unis en tête de l’IA

Donald Trump officialise une task force dédiée à l’IA, pilotée par Jay Clayton. Premier chantier, un rapport sur les risques et les opportunités en 120 jours.

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Image d'illustration. USA — ADN

En bref

  • Donald Trump crée la « Super Intelligence Force » pour définir en 120 jours les risques et opportunités de l’IA.
  • Jay Clayton dirige une équipe très politique, directement rattachée à Donald Trump, pour coordonner la stratégie américaine sur l’IA.
  • Cette nouvelle structure affirme l’ambition de domination américaine et accompagne un changement de vocabulaire autour de l’« IA » devenue « Super Intelligence ».

Le point qui compte, là, c’est le calendrier. Donald Trump vient d’officialiser une nouvelle structure fédérale sur l’IA, baptisée Super Intelligence Force, avec une première mission très claire, rendre sous 120 jours un rapport sur les risques et les opportunités de l’IA. Nom grandiloquent, oui. Mais derrière, il y a une feuille de route.

Quatre mois pour poser les bases

Cette task force doit coordonner l’action du gouvernement fédéral pour que les États-Unis gardent leur avance dans le secteur. Dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump explique que le groupe doit veiller à ce que l’Amérique continue de mener le monde dans ce qu’il appelle la Super Intelligence, le nouveau terme pour parler de l’IA. Le choix des mots est chargé, et pas qu’un peu.

Le groupe devra aussi travailler avec plusieurs profils, des consommateurs aux organisations religieuses, en passant par les fournisseurs d’infrastructures critiques, les groupes d’intérêt public et les entreprises de la super intelligence. En gros, l’idée est de ne pas laisser le sujet tourner seulement entre l’État et les géants du secteur.

Jay Clayton aux commandes, avec un casting très politique

À la tête de cette structure, Donald Trump a nommé Jay Clayton, présenté comme le directeur du renseignement national du pays. Et il ne sera pas seul.

On retrouve aussi Andrew Ferguson, président de la Federal Trade Commission, Scott Kupor, directeur de l’Office of Personnel Management, ainsi qu’Emil Michael, sous-secrétaire à la guerre pour la recherche et l’ingénierie au Department of Defense, et directeur technologique. Le groupe rendra ses comptes directement à Donald Trump et à sa cheffe de cabinet, Susie Wiles. Dit autrement, le dossier remonte tout en haut. Pas exactement un comité déco.

Pourquoi Trump change aussi les mots ?

Ce qui frappe quand même, c’est que cette annonce ne sort pas de nulle part. Deux semaines plus tôt, Donald Trump avait déjà annoncé la création d’une AI Force. Au même moment, il avait aussi demandé à ses abonnés sur Truth Social s’il fallait rebaptiser le terme artificial intelligence.

La Super Intelligence Force officialise donc à la fois une structure et un narratif. Le but affiché, c’est le leadership américain. Le contexte, lui, est plus tendu, alors que beaucoup de patrons d’entreprise réclament un ralentissement du développement de l’IA. Le futur de l’IA n’est pas devenu plus simple ce week-end. Il a juste trouvé un nouveau logo politique.

Jordan Servan

Spécialiste Tech

Rédacteur sur Begeek.fr depuis 2014, passionné par les jeux vidéo, les séries TV et le cinéma.

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