Un film de science-fiction méconnu avec Jennifer Lopez a influencé la saison 5 de Stranger Things

Image d'illustration. The CellCaro McLeod / PR-ADN
Peu de spectateurs le savent, mais un film de science-fiction avec Jennifer Lopez, longtemps sous-estimé, a influencé la conception de la cinquième saison de Stranger Things, selon ses créateurs qui saluent son atmosphère et ses trouvailles visuelles.
Tl;dr
- « Stranger Things 5 » s’inspire du film « The Cell ».
- L’ajout de Holly rend la narration plus féerique.
- Des clins d’œil multiples à la pop-culture des années 80 et après.
Un hommage inattendu à « The Cell » dans l’univers de Hawkins
La cinquième saison de Stranger Things continue de surprendre par son foisonnement de références culturelles, mais certains hommages passent presque inaperçus. Si les fans reconnaissent volontiers les allusions aux classiques des années 80 — citons, pour mémoire, « Good Morning Vietnam » ou encore la scène des Velociraptors de « Jurassic Park », subtilement transposée dans « Chapter Six: Escape From Camazotz » —, le clin d’œil au thriller SF The Cell, signé par Tarsem Singh en 2000, mérite qu’on s’y attarde.
L’empreinte singulière de « The Cell » sur la trame narrative
Tout commence par une intrigue où la jeune Holly Wheeler, incarnée par Nell Fisher, se retrouve enlevée par le terrifiant Vecna (alias Henry Creel). Ce dernier enferme Holly et d’autres enfants dans un espace mental à la fois dérangeant et onirique. C’est précisément ce dispositif narratif qui rappelle fortement celui de The Cell. Dans ce film méconnu, la psychologue jouée par Jennifer Lopez utilise une technologie expérimentale pour explorer l’esprit torturé d’un tueur en série comateux — une plongée sensorielle et visuelle que les frères Duffer n’ont pas hésité à adapter à leur sauce.
L’évolution du scénario : du sombre à l’onirique
Initialement, Matt et Ross Duffer envisageaient un arc centré sur Max, inspiré très directement de l’univers cauchemardesque de Singh. Le personnage inventé de Mr. Whatsit devait incarner une facette supplémentaire d’Henry Creel ; Max aurait ainsi affronté Vecna dans un duel intérieur rappelant le face-à-face psychologique de « The Cell ». Comme l’expliquait Matt Duffer dans SFX Magazine : « L’idée est venue alors que nous bouclions la saison 4… Le concept d’un ‘mindscape’ meurtrier nous fascinait vraiment. »
Pourtant, tout bascule lorsque les scénaristes décident d’accorder plus d’importance à Holly. Son arrivée reconfigure ce monde mental en un espace moins angoissant et plus proche du conte étrange. Selon eux : « Ajouter Holly a transformé cette dimension intérieure en une sorte de conte féerique tordu… »
Entre héritages assumés et nouveaux enjeux scénaristiques
La nécessité de renouer avec l’esprit originel — des adolescents affrontant des forces surnaturelles plus grandes qu’eux — pousse aussi les créateurs à enrichir l’intrigue autour de Camazotz. Désormais, le récit mélange explicitement hommage à « The Great Escape », retrouvailles avec l’imaginaire enfantin et restes du trouble psychologique cher à « The Cell ». Un choix qui permet non seulement de tisser un fil rouge avec les premières saisons, mais aussi d’offrir une lecture renouvelée pour un public désormais adulte.
Pour celles et ceux curieux d’approfondir cette référence cinématographique discrète, mais marquante, il existe même aujourd’hui une superbe édition UHD 4K du film culte chez Arrow Video : voilà qui achèvera peut-être de convaincre les amateurs d’enquête rétro-futuriste.