Twitter interdit la diffusion de publicités aux candidats de l’élection présidentielle américaine

Contrairement à son comparse Facebook qui n'a pas retenu la leçon malgré le scandale Cambridge Analytica, le réseau social de Jack Dorsey prend une position ferme sur le sujet.

Les élections présidentielles de 2016 aux États-Unis ont été entachées par des scandales d’ingérence russe, ainsi que part l’affaire Cambridge Analytica. Cette firme s’est fait connaître pour avoir piller les données de millions d’utilisateurs de Facebook (87 millions au total), que ce soit les données publiques ou bien les messages privés qui ont été « aspirés ». La récolte de ces données a permis à la firme d’influer sur une issue favorable au Brexit à travers des publicités ciblées sur le réseau social au Royaume-Uni, ainsi que sur l’élection de Donald Trump pour son premier mandat présidentiel. Suite au scandale, 1 français sur 4 disait souhaiter supprimer son compte Facebook, 211.591 personnes ayant été touchées par l’aspiration des données. Avant les élections de mi-mandat, on apprenait que Facebook ne resterait pas coi face à de possibles ingérences, la société ayant décidé de bloquer des comptes susceptibles d’interférer dans celles-ci. Cambridge Analytica avait également visé Twitter, sans avoir le même impact.

Une décision radicale

Jack Dorsey, le CEO de Twitter, a annoncé prendre des mesures de précaution supplémentaires pour l’élection présidentielle américaine de 2020 en annonçant bloquer l’ensemble des campagnes politiques par ciblage publicitaire sur le réseau social à compter du 22 novembre 2019. Cela concernera aussi bien les candidats à l’élection que les groupes extérieurs.

Des réactions rapides

Ce choix a été immédiatement commenté par plusieurs figures politiques, notamment Hillary Clinton qui salue le geste comme étant « le bon choix pour la démocratie en Amérique et dans le monde. »

Alexandria Ocasio-Cortez a également commenté le tweet, soulignant que ce choix était le plus éthique qu’une entreprise puisse faire.

De son côté, Mark Zuckerberg publiait un commentaire sur Facebook dans lequel il explique qu’il ne trouve pas « juste » en démocratie qu’une compagnie privée interdise les publicités à contenu politique, bien qu’il ai également envisagé de faire de même.

Lionel

Spécialiste Tech

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