En bref
- The Hunt for Gollum inquiète déjà une partie des fans
- Le choix du récit paraît trop proche des films connus
- D’autres histoires de Tolkien semblent plus fortes
La Terre du Milieu est immense. Et pourtant, le prochain détour au cinéma pourrait se jouer dans l’un de ses coins les plus balisés.
Une Terre du Milieu immense, un pari étonnamment serré
Avec The Hunt for Gollum, le retour du Seigneur des Anneaux sur grand écran ne provoque pas vraiment l’élan attendu. L’idée consiste à revenir juste avant la quête de Frodon, donc au plus près de la trilogie de Peter Jackson. C’est précisément là que le projet coince pour pas mal de monde.
Le souci n’est pas de revoir cet univers. Le souci, c’est de replonger dans une période déjà très cadrée, avec le risque de toucher à des repères que les films ont figés depuis longtemps.
Pourquoi le projet crispe déjà une partie du public
Ce choix donne l’impression d’un pari de nostalgie plus que d’expansion. Revenir en arrière dans la chronologie principale, quand la saga possède autant de zones encore vierges à l’écran, peut vite sembler un peu court.
Il y a aussi le cas Aragorn. L’hypothèse d’un changement d’acteur pour un personnage aussi identifié, sur une période qui recoupe quasiment La Communauté de l’anneau, passe mal. Vous touchez à un visage, à une voix, à une présence, et tout l’équilibre vacille. Clairement, ce n’est pas un détail.
Résultat, un film centré sur Gollum peine à apparaître comme la meilleure manière de relancer la franchise sur la durée.
Les films que beaucoup préféreraient voir
Les attentes, elles, sont assez nettes. Beaucoup regardent vers des récits plus larges, plus neufs, parfois plus risqués aussi.
On retrouve d’abord la guerre entre Arnor et le royaume d’Angmar, avec le Roi-Sorcier en face. Ce morceau du Troisième Âge permettrait de développer les Dúnedain et de remonter aux racines d’Aragorn.
Autre envie forte, Beren et Lúthien. Là, on bascule dans le Premier Âge, avec un amour interdit, Morgoth et la quête d’un Silmaril. Sur le papier, c’est le genre de matériau qui apporte une vraie intensité dramatique.
Et puis il y a la jeunesse d’Aragorn, avant Frodon, entre voyages, combats et relation avec Arwen. Bon, c’est sans doute l’option la plus accessible, mais aussi l’une des plus cohérentes si le studio veut rester proche des films sans les bousculer.
Ce que ce débat dit de l’héritage Tolkien
Derrière ces réserves, il y a une idée simple. L’univers de Tolkien est assez riche pour supporter autre chose qu’un retour prudent dans l’ombre de la trilogie.
Ce que beaucoup attendent désormais, c’est un peu d’audace. Pas forcément plus grand. Juste moins répété.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi The Hunt for Gollum inquiète-t-il autant ?
Parce que le film se place très près d’une période déjà racontée au cinéma. Plus un récit colle à la trilogie de Peter Jackson, plus il risque de créer des frottements de cohérence ou de casser des images devenues presque intouchables pour le public.
Le problème vient-il surtout de Gollum ?
Pas vraiment. Le personnage reste central dans l’imaginaire de la saga. La réserve porte surtout sur le choix du moment raconté et sur l’impression d’un projet qui regarde en arrière au lieu d’ouvrir une nouvelle porte dans la mythologie de Tolkien.
Pourquoi un film sur Beren et Lúthien attire-t-il autant ?
Parce que cette histoire change d’échelle et de ton. Elle mêle romance tragique, aventure et affrontement avec Morgoth, l’une des figures majeures du légendaire de Tolkien. Pour le cinéma, c’est une matière bien plus neuve.
En quoi l’histoire d’Arnor et d’Angmar serait différente ?
Elle permettrait de creuser un pan moins connu du Troisième Âge, avec des enjeux politiques et militaires plus marqués. C’est aussi une façon de mieux comprendre l’héritage des Dúnedain et, par ricochet, la place d’Aragorn dans la saga principale.