En bref
- Le 29 août 1997 reste la date fondatrice.
- Skynet devait y déclencher l’apocalypse nucléaire.
- Depuis, chaque suite a repoussé l’échéance.
Vingt-neuf ans plus tard, le 29 août 1997 reste la date la plus célèbre de l’histoire de Terminator. Pas juste pour le folklore. Parce qu’elle résume toute la logique de la saga, une apocalypse annoncée, retardée, puis reprogrammée encore une fois.
L’IA hostile hante le cinéma depuis longtemps, de Metropolis à 2001: A Space Odyssey, en passant par The Matrix ou Avengers: Age of Ultron. Mais dans ce terrain-là, Terminator garde une place à part. Le film de James Cameron, sorti en 1984, a imposé Arnold Schwarzenegger en robot tueur et lancé une franchise devenue franchement labyrinthique.
Une date culte, mais surtout un pivot pour la saga
Dans le premier The Terminator, Sarah Connor découvre que son fils, John Connor, mènera plus tard la résistance humaine contre les machines. Le point de bascule, c’est Judgment Day, le jour où Skynet devient conscient et déclenche une guerre nucléaire qui tue environ trois milliards d’êtres humains.
Entre le premier et le deuxième film, Sarah Connor se prépare à cette guerre à venir. Elle entraîne John Connor, accumule de quoi tenir, et vit avec une idée simple, empêcher l’inévitable. Ou au moins essayer.
Le grand virage de Terminator 2
C’est Terminator 2: Judgment Day, en 1991, qui fixe vraiment la date dans l’imaginaire collectif. Skynet y envoie un T-1000 en 1995 pour tuer un jeune John Connor. En face, la résistance humaine renvoie un T-800 reprogrammé pour le protéger.
Le film précise alors l’échéance, le 29 août 1997. Et il fait mieux, il transforme cette date en compte à rebours dramatique. À la fin, Sarah, John et le T-800 détruisent Cyberdyne Systems, ce qui permet de repousser le désastre. Grosse victoire, quand même. Mais pas victoire finale.
Chaque suite a déplacé l’apocalypse
C’est là que la franchise commence à changer de nature. Terminator 3: Rise of the Machines affirme que Judgment Day ne peut pas être empêché, seulement reporté, avec une nouvelle date fixée au 25 juillet 2003.
Puis la série Terminator: The Sarah Connor Chronicles repart sur un autre compte à rebours, cette fois jusqu’au 21 avril 2011. Sauf que la série s’arrête trop tôt pour conclure vraiment cette piste.
Ensuite, Terminator Genisys déplace l’événement à un moment non précisé de 2017, en expliquant que les actions de Terminator 2 n’ont fait que retarder l’apocalypse de vingt ans. Enfin, Terminator: Dark Fate fixe une nouvelle date, le 18 juin 2020.
Le vrai problème n’est plus Skynet, mais la répétition
Aujourd’hui, la date du prochain Judgment Day n’est plus connue dans la chronologie de Terminator. Et c’est peut-être le sujet. À force de déplacer l’apocalypse, la saga a gardé son moteur narratif, mais elle a aussi usé son impact.
Un éventuel Terminator 7 finira sans doute par proposer une nouvelle échéance. Le souci, clairement, c’est que ce mécanisme rend le danger moins fort qu’avant. Terminator peut encore raconter de bonnes histoires. Mais si chaque film repousse juste la fin du monde, le compte à rebours perd peu à peu tout son poids.