En bref
- Sortie japonaise le 3 novembre
- Amérique du Nord prévue le 6 novembre
- Premier film japonais conçu pour l’IMAX
La franchise Godzilla vise plus large. Avec Godzilla Minus Zero, Toho ne prépare pas seulement une suite, mais un lancement mondial autrement plus agressif que d’habitude, dans la foulée d’un Godzilla Minus One devenu le plus gros succès critique et commercial de l’histoire de la saga.
Une sortie mondiale qui change de braquet
Le calendrier dit beaucoup. Le film sortira au Japon le 3 novembre, puis aux États-Unis et au Canada dès le 6 novembre via Toho et GKIDS. Trois jours d’écart, à cette échelle, ce n’est pas anodin.
Pour un film japonais récent, et plus encore pour Godzilla, ce délai est inhabituellement court. Le message est clair, le studio veut faire exister le film presque en même temps sur plusieurs marchés. Ce n’est pas juste une sortie export, c’est une montée en gamme dans la manière de distribuer la marque.
Le vrai tournant, c’est l’IMAX
L’autre information, celle qui dépasse le cadre du simple calendrier, tient en un sigle. IMAX. Godzilla Minus Zero est présenté comme la toute première production japonaise pensée spécifiquement pour ce format.
Ce point compte quand même. On parle d’un dispositif conçu pour les très grands écrans, avec une image et une mise en scène calibrées pour donner plus d’ampleur. Pour un monstre comme Godzilla, l’association a presque quelque chose d’évident. Mais dans l’industrie japonaise, c’est une première, et c’est ce qui distingue vraiment ce projet du précédent. Un teaser making-of a d’ailleurs été mis en ligne pour montrer comment cette version prend forme.
Takashi Yamazaki garde la main
Aux commandes, on retrouve Takashi Yamazaki, déjà réalisateur, scénariste et superviseur des effets visuels de Godzilla Minus One. Il reprend les mêmes fonctions sur cette suite pour Toho Studios, avec ROBOT à la production et SHIROGUMI Inc. sur les effets visuels.
Le casting principal revient aussi. Ryunosuke Kamiki reprend le rôle de Koichi Shikishima, aux côtés de Minami Hamabe, Hidetaka Yoshioka, Yuki Yamada, Kuranosuke Sasaki, Sakura Ando et Miou Tanaka. Pour une suite de ce type, cette continuité est plutôt rassurante.
Une suite immédiate, encore très secrète
Côté histoire, le film se déroule en 1949, soit deux ans après les événements de Godzilla Minus One. Après avoir vaincu le kaiju et tenté de reconstruire une forme de stabilité, Shikishima et les autres vont visiblement voir leurs efforts balayés.
Mais le détail le plus parlant, c’est la promesse d’un Godzilla reformé, plus grand et plus puissant que lors de sa première apparition. Le récit reste largement secret pour l’instant, en dehors de cette continuité immédiate. Un nouveau venu rejoint aussi l’ensemble, Min Tanaka, qui jouera Kanji Murakami, un biologiste manifestement en train d’étudier le kaiju.
Ce qui se joue ici dépasse la suite elle-même. Si ce pari IMAX tient ses promesses, Toho pourrait durablement changer l’échelle de ses sorties mondiales.