En bref
- The Dink domine Apple TV+ depuis juillet
- Jake Johnson joue un ex-espoir du tennis blessé
- Le film mise sur le charme, pas la surenchère
Le plus gros hit streaming actuel de Apple TV+ n’est ni un thriller sous tension, ni une saga de science-fiction. C’est The Dink, une comédie de 103 minutes portée par Jake Johnson, qui domine les classements de la plateforme depuis son arrivée en juillet, d’après FlixPatrol.
Ce détail dit pas mal de choses. D’abord, qu’un public existe toujours pour une comédie chaleureuse, sans cynisme ni grand numéro de force. Ensuite, que Apple TV+ peut aussi créer de la traction avec un film plus modeste, loin des gros objets calibrés pour faire événement pendant un week-end et disparaître juste après.
Un succès discret, mais massif pour Apple TV+
L’attente, en général, va vers les productions spectaculaires. La réalité, ici, est presque l’inverse. The Dink s’impose avec une proposition assez simple, un film feel-good qui préfère le sourire au fou rire appuyé.
Bon, ce n’est pas anodin pour Apple TV+. Le service récupère un long-métrage qui, sans faire de bruit énorme, devient son plus gros succès streaming du moment. Pour une plateforme qui cherche encore à densifier son identité grand public, ce genre de performance compte.
Le pickleball comme terrain de reconversion
Au centre, il y a Dustin Boyd, surnommé The Hammer, ancien prodige du tennis lancé à toute vitesse. Sauf que ses accès d’agressivité lui valent une blessure au poignet qui casse net sa trajectoire professionnelle.
Résultat ? Retour au club de son père, joué par Ed Harris, où il devient prof de tennis, avec tout ce que cela charrie de frustration et d’échec aux yeux de la famille. Après avoir remporté un tournoi censé décider de l’avenir du pickleball dans le club, il se blesse à nouveau. Son médecin, incarné par Ben Stiller, lui conseille alors de se mettre justement à ce sport plus doux pour les articulations.
Et c’est là que le film bifurque. Dustin fait équipe avec Candace, une femme récemment divorcée jouée par Mary Steenburgen, et commence peu à peu à aimer ce jeu qu’il regardait d’abord de haut.
Jake Johnson et Mary Steenburgen portent vraiment le film
Le scénario de Sean Clements reprend les bases du film de sport outsider, mais il garde quelques détours plus fins, surtout dans la relation entre Jake Johnson et Mary Steenburgen. Le duo semble être le vrai cœur du projet.
Mary Steenburgen apporte une facilité assez redoutable, et Jake Johnson retrouve une vulnérabilité qu’on ne lui avait pas vue depuis longtemps. Clairement, leur alchimie donne au film une tenue qui dépasse son point de départ un peu improbable.
Une comédie modeste qui sait où elle va
Autour d’eux, le casting secondaire aligne des visages solides, de Patton Oswalt à Chloe Fineman, en passant par Chris Parnell, Aaron Chen, Cleo King, Lennon Parham et Lynne Marie Stewart.
À la mise en scène, Josh Greenbaum ne pousse pas les curseurs visuels aussi loin que sur Barb and Star Go to Vista Del Mar, mais il filme bien l’action de pickleball et garde le bon tempo. En gros, The Dink rappelle quelque chose d’assez simple dans l’économie du streaming actuelle, un film n’a pas besoin d’être énorme pour devenir un vrai rendez-vous public. Parfois, il suffit d’être juste au bon endroit, au bon moment, avec le bon ton.