En bref
- Matt Murdock figurait dans un premier script
- Il aidait encore Spider-Man sur le terrain légal
- Un faux Spider-Man avait déposé le nom
Le plus intéressant, ici, n’est pas seulement un caméo coupé. C’est le fil qu’il aurait prolongé. Dans le MCU, Spider-Man n’affronte pas seulement des menaces costumées, il gère aussi des ennuis très terre à terre, avocats inclus. Et visiblement, Spider-Man: Brand New Day allait encore jouer cette carte.
Un retour logique, puis abandonné
Chris McKenna, qui a coécrit le film avec Erik Sommers, a expliqué que Matt Murdock apparaissait bien dans une version précoce du scénario. Pas dans un grand rôle d’action, mais dans quelque chose de très proche de ce qu’on avait vu dans Spider-Man: No Way Home.
Autrement dit, Daredevil revenait surtout comme avocat. C’est assez cohérent, et franchement plus malin qu’un simple passage pour faire applaudir la salle. Le personnage servait à ancrer Peter Parker dans des conséquences concrètes, pas juste à cocher une case fan service.
Le faux Spider-Man qui compliquait tout
Dans cette ébauche, Peter avait quitté New York pour agir en héros en Asie du Sud-Est, où il combattait des gangs locaux. Il vivait sur un bateau et, en réparant son moteur, tombait sur une vidéo montrant un imposteur chez lui.
Résultat ? Retour à la maison.
Et là, l’idée devient nettement plus drôle. Cet imposteur avait carrément déposé le nom Spider-Man, ce qui envoyait au vrai héros un cease-and-desist, en gros une mise en demeure pour cesser d’utiliser sa propre identité. Pour se défendre, Peter engageait alors Matt Murdock.
Pourquoi ce caméo collait si bien
Ce n’était pas sorti de nulle part. Dans Spider-Man: No Way Home, Matt Murdock aidait déjà Peter Parker après la diffusion du message de Mysterio, qui l’accusait de meurtre tout en révélant son identité. Reprendre cette mécanique aurait donné une vraie continuité, presque un gag récurrent, avec Daredevil contraint de sortir Spider-Man de ses galères administratives.
Il y a aussi une piste comics assez évidente. L’imposteur pouvait faire penser au Caméléon, premier super-vilain affronté par Spider-Man dans les BD, connu justement pour avoir usurpé son apparence afin de ruiner sa réputation. Le parallèle est propre, sans forcer.
Autre écho relevé autour de Daredevil, une vieille intrigue où Danny Rand, alias Iron Fist, prenait son costume après l’exposition de l’identité de Matt. Bref, ce caméo supprimé n’aurait pas juste ajouté un visage connu. Il aurait prolongé une idée de plus en plus présente chez Marvel, celle d’un super-héros dont les ennuis civils comptent presque autant que les combats.