Reacher saison 4 : des combats si nombreux qu’ils ont sidéré l’équipe

Le coordinateur des cascades de Reacher dit avoir paniqué en lisant la saison 4. En cause, un volume de combats inédit dès les quatre premiers épisodes.

Reacher
Image d'illustration. Reacher — Amazon / PR-ADN

En bref

  • 11 combats dès les quatre premiers épisodes
  • Buster Reeves a mobilisé toute son équipe
  • La saison 4 vise encore plus brutal

Onze combats dans les quatre premiers épisodes. Pas des escarmouches filmées à l’arrache, mais de vrais affrontements chorégraphiés, prévisualisés, découpés, répétés. Pour une série comme Reacher, qui vit en grande partie sur l’impact physique de son héros, ça change tout.

Un démarrage qui change l’échelle du problème

Lors d’une visite de plateau, Buster Reeves, coordinateur des cascades de la série, a raconté sa première réaction en découvrant les scripts de la saison 4. Elle tenait en un mot, traduit littéralement: « Merde ». Et venant d’un pro passé par Bourne, James Bond, The Dark Knight ou Mission: Impossible III, ce n’est pas anodin.

Ce qui l’a surpris, ce n’est pas juste l’idée d’une saison plus violente. C’est le volume. Selon lui, les quatre premiers épisodes empilent 11 combats préparés en amont, où chacun doit apprendre précisément sa portion de la scène. En gros, la saison démarre déjà comme si elle était en pleine accélération.

Pourquoi l’équipe a dû appeler tout le monde immédiatement

D’habitude, Buster Reeves fait venir ses équipes progressivement, selon les besoins. Là, impossible. Il explique avoir demandé la présence de tout son monde tout de suite pour se mettre au travail sans attendre.

Résultat ?

Une saison décrite comme particulièrement chargée, avec une vraie tension au départ. Buster Reeves se souvenait même d’un moment où il doutait de pouvoir amener tout le monde au niveau qu’il visait dans le délai imparti. L’équipe a fini par y arriver, avec quelques astuces de fabrication, mais le simple fait que le coordinateur l’admette dit quelque chose de l’ambition de cette saison 4.

Le vrai défi, ce ne sont pas seulement les bagarres

Il y a un détail très parlant dans son récit. Le problème n’est pas seulement de monter des scènes spectaculaires, c’est aussi de prendre des comédiens avec peu, voire aucune, expérience en arts martiaux ou en combat à l’écran, puis de les faire paraître ceinture noire en huit à neuf semaines.

C’est le cas notamment des nouvelles recrues Anggun et Agnez Mo. L’équipe les a formées au combat, parfois en choisissant des mouvements un peu moins complexes. Et le raisonnement se tient: mieux vaut un geste simple bien exécuté qu’une figure compliquée ratée. Clairement, c’est une logique de mise en scène très saine.

Une promesse sanglante qui n’a plus l’air exagérée

Tout ça éclaire autrement la promesse d’Alan Ritchson, qui annonçait une saison 4 comme la plus sanglante de Reacher. La formule pouvait sembler ambitieuse, surtout après le duel musclé de la saison 3 contre Paulie, joué par Olivier Richters.

Mais la série adapte ici Gone Tomorrow, le 13e roman Jack Reacher, et l’un des affrontements annoncés verrait Reacher se mesurer à deux assaillants au style très différent du sien. Ce contraste est intéressant : on ne parle pas seulement de taper plus fort, mais de renouveler la grammaire des combats. Et pour une série installée, c’est souvent là que se joue la suite.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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