En bref
- Le film Peaky Blinders relance l’intérêt autour de Steven Knight
- Quatre séries prolongent son univers, chacune à sa manière
- La plus proche de Peaky Blinders n’est pas forcément attendue
Le film The Immortal Man, mis en ligne par Netflix au début de 2026, a refermé, au moins pour l’instant, le manque laissé par Peaky Blinders. On y retrouve Thomas Shelby, encore une fois revenu d’entre les morts, ou presque. Et derrière ce retour, il y a une évidence, Steven Knight n’a pas construit qu’une seule série marquante.
Taboo, la plus noire de la bande
Si vous cherchez l’écho le plus direct à l’intensité de Peaky Blinders, Taboo arrive très vite dans la conversation. La série, en huit épisodes, suit James Delaney, joué par Tom Hardy, de retour en Angleterre en 1814 après douze ans passés en Afrique, alors qu’on le croyait mort.
À la mort de son père, il hérite de son domaine et d’un territoire convoité à l’autre bout du monde par la Compagnie des Indes orientales. Le cœur de la série est là, une lutte contre une organisation parmi les plus puissantes de l’époque. Le casting est très solide, avec Jonathan Pryce, Stephen Graham, Michael Kelly, Jessie Buckley et Oona Chaplin. La saison 2 reste floue depuis le cliffhanger de 2017, mais la première se suffit déjà à elle-même.
See, le grand détour post-apocalyptique
Changement total de décor. Avec See, diffusée sur Apple TV+, Steven Knight quitte le drame d’époque pour un futur lointain où les descendants de l’humanité sont nés aveugles.
Jason Momoa y joue Baba Voss, chef tribal dont la vie bascule lorsqu’il tombe amoureux d’une princesse d’un peuple ennemi, qui met au monde des jumeaux capables de voir. La série n’a duré que trois saisons. Mais ses scènes de bataille ont un vrai relief, justement parce qu’elles reposent sur un monde où presque tous les personnages sont aveugles. Et l’arrivée de Dave Bautista en saison 2, dans le rôle du frère de Jason Momoa, renforce encore le spectacle.
SAS: Rogue Heroes, la veine historique en mode commando
Retour à quelque chose de plus terrien avec SAS: Rogue Heroes. Écrite par Steven Knight et réalisée par Tom Shankland ainsi que Stephen Woolfenden, la série raconte les origines du Special Air Service britannique pendant la campagne du désert occidental, en Afrique du Nord, durant la Seconde Guerre mondiale.
Jack O’Connell y incarne le lieutenant-colonel Paddy Mayne, entouré notamment de Dominic West et Connor Swindells. Le ton est nerveux, collectif, très porté sur l’action. Deux saisons sont déjà sorties, une troisième est confirmée. En gros, c’est la série de Knight qui regarde le plus du côté de l’épopée militaire.
A Thousand Blows, l’héritier le plus évident
La plus récente est aussi, sans doute, la plus proche de Peaky Blinders dans l’esprit. A Thousand Blows, développée par Steven Knight avec Stephen Graham, se déroule dans l’East End londonien en 1880.
On suit Hezekiah Moscow, immigré jamaïcain incarné par Malachi Kirby, qui grimpe dans le milieu de la boxe clandestine à mains nues. Sur sa route, Mary Carr, jouée par Erin Doherty, dirige le gang bien réel des Forty Elephants. Et Stephen Graham campe Henry « Sugar » Goodson, figure centrale de ce circuit alors que la boxe professionnelle commence à changer la donne. Une première saison est disponible, la deuxième arrive. C’est peut-être là que l’après-Shelby se joue vraiment.