En bref
- Reign of Fire revient sur Prime Video
- Le film divisait critiques et public
- Il a préparé les dragons modernes
Reign of Fire refait surface dans les classements de Prime Video. Pour un film sorti il y a presque 25 ans, et longtemps rangé dans la case des curiosités un peu ratées, ce retour n’est pas anodin. Il dit surtout une chose, les dragons gardent un pouvoir d’attraction très solide, même quand le film qui les met en scène a traîné une réputation compliquée.
Un retour de catalogue qui ne doit rien au hasard
On parle ici d’un film d’action post-apocalyptique porté par Christian Bale, avec aussi Matthew McConaughey et Gerard Butler. À sa sortie, l’accueil avait été franchement partagé, côté presse comme côté public. Mais avec le temps, Reign of Fire a fini par gagner ce statut un peu particulier de film culte, celui qu’on redécouvre mieux après coup que dans le bruit de sa sortie.
Et les plateformes adorent ce genre de revanche. Un vieux titre imparfait, très identifiable, avec une idée forte, ici des dragons qui dominent le ciel, peut retrouver une nouvelle vie bien plus facilement qu’au cinéma.
Londres, des dragons et un monde déjà perdu
Le point de départ est simple et assez efficace. En 2002, un chantier souterrain à Londres réveille des dragons endormis sous terre. Puis le récit avance jusqu’en 2020, dans un monde devenu un vaste champ de ruines brûlé par ces créatures, même si elles sont alors en déclin.
Le cœur du film suit un groupe de survivants qui tente d’éliminer les derniers dragons pour empêcher l’extinction de l’humanité. Pas de quoi chercher du réalisme absolu. Le film demande un vrai suspens de crédulité, et il fonctionne mieux si on accepte son chaos, sa brutalité, son côté jusqu’au-boutiste.
Échec commercial, film clivant, puis culte
Résultat, les avis ont longtemps été coupés en deux. Sur Rotten Tomatoes, le film affiche 42 % côté critiques et 49 % côté public. Pas très loin l’un de l’autre, mais assez bas pour signaler un vrai rejet chez une partie des spectateurs.
Plusieurs commentaires, parmi les meilleurs comme parmi les pires, le résument comme un film « idiot et ridicule ». C’est assez juste, et c’est peut-être aussi pour ça qu’il plaît encore. Tout dépend de ce que vous venez chercher, une gravité quasi shakespearienne, ou juste deux heures à regarder le monde partir en flammes. Au box-office, ça n’avait pas suffi, avec environ 75 millions d’euros (82 millions de dollars) de recettes pour un budget d’environ 55 millions d’euros (60 millions de dollars).
Avant Westeros, un brouillon utile pour les dragons modernes
Ce qui rend Reign of Fire intéressant aujourd’hui, ce n’est pas seulement son retour en streaming. C’est sa place dans l’histoire visuelle des dragons à l’écran. Presque dix ans avant l’arrivée de l’univers de A Song of Ice and Fire sur HBO, rendre ces créatures crédibles en images de synthèse restait compliqué.
Le film leur laisse d’ailleurs moins de temps d’écran que certains l’auraient voulu. Mais il pose déjà un monde où les dragons règnent vraiment. En gros, il a servi de marche intermédiaire avant les versions beaucoup plus abouties vues plus tard dans Game of Thrones puis House of the Dragon. Si vous voulez votre dose de fantasy sans repartir pour plusieurs saisons, son retour sur Prime Video tombe quand même plutôt bien.