Pourquoi Zach Cregger ne rejouera plus à Resident Evil 8 en VR

Le réalisateur du prochain film Resident Evil a désigné l’épisode le plus terrifiant de la saga. Et la VR a clairement changé la donne.

Resident Evil
Image d'illustration. Resident Evil — Capcom / PR-ADN

En bref

  • Zach Cregger cite Resident Evil 8
  • La VR l’a forcé à arrêter
  • Le film sort le 18 septembre

La peur, dans Resident Evil, n’a plus tout à fait le même visage qu’avant. Et si Zach Cregger, réalisateur du prochain film, retient surtout Resident Evil 8, ce n’est pas juste pour son ambiance. C’est aussi parce que la série a changé de distance avec le joueur, presque de texture.

La peur a changé d’échelle avec la caméra à hauteur d’yeux

Longtemps, Resident Evil a fonctionné en troisième personne, avec ses fameux contrôles rigides des débuts, puis des ajustements jusqu’à Resident Evil 4 et au-delà. Ce cadre créait une tension particulière, plus stratégique, plus lisible aussi.

Depuis Resident Evil 7, la série a basculé en vue à la première personne. On pourrait croire à un simple choix de mise en scène. En réalité, ça change tout. Le joueur n’observe plus l’horreur, il la prend de face. Et ce choix est resté dans Resident Evil Village, comme dans Resident Evil Requiem.

Pour Zach Cregger, l’épisode le plus dur à encaisser est tout trouvé

Interrogé au San Diego Comic-Con sur le jeu qui l’avait le plus effrayé, Zach Cregger est vite revenu à la saga qu’il adapte lui-même. Il a expliqué que Resident Evil 8 contenait, selon lui, la séquence la plus effrayante de tous les jeux auxquels il a joué.

Il a même ajouté, en parlant plus largement de la série, « je pense que la franchise Resident Evil est la plus effrayante ». Le propos n’a rien d’anodin. Quand quelqu’un qui travaille dans l’horreur s’arrête là-dessus, on comprend que la série touche juste, sans artifices inutiles.

La VR pousse l’expérience au point de rupture

Là où ça devient intéressant, c’est le détail qu’il donne ensuite. Cette séquence de Resident Evil 8, il l’a jouée en réalité virtuelle. Et il n’ira pas revivre ça de sitôt.

Ses mots sont assez nets, « je pense que c’est le meilleur, et il y a une séquence dans 8, je l’ai jouée en VR, et je me suis dit que je ne pouvais pas le supporter. J’ai dû arrêter. C’est tellement intense ». Résultat ? Même pour un cinéaste visiblement très à l’aise avec le genre, la VR fait sauter un verrou. On n’est plus seulement dans un bon jeu d’horreur, mais dans une expérience physique, presque envahissante. Capcom mérite au moins ça, avoir compris que la VR n’est pas un gadget quand elle sert vraiment le design de la peur.

Pourquoi ça compte aussi pour le film

Ce témoignage arrive à un moment où Resident Evil continue d’étendre son terrain de jeu. Côté jeux, Resident Evil Requiem a été bien accueilli plus tôt cette année, et le remake de Code Veronica est attendu pour 2027.

Et au cinéma, le prochain film signé Zach Cregger sortira le 18 septembre. Bon, le plus intéressant n’est pas qu’il aime la licence. C’est qu’il semble en saisir le nerf, cette façon de rendre l’horreur proche, inconfortable, presque tactile. Si le film retrouve ne serait-ce qu’un peu de cette intensité-là, Resident Evil pourrait enfin mieux traduire à l’écran ce que les jeux savent faire depuis des années.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

X Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Films Jeux Vidéo Réalité Virtuelle Resident Evil

Lisez Begeek en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.