Pourquoi X-Men: First Class a sauvé la saga au bon moment

En 2011, un préquel a relancé des mutants alors en plein doute. Et sans ce film, la suite de la saga X-Men au cinéma aurait pu s’arrêter net.

X-Men First Class
X-Men First Class — Marvel / PR-ADN

En bref

  • En 2011, les X-Men étaient en difficulté
  • First Class a relancé la saga
  • Son succès a permis Days of Future Past

Les franchises Marvel n’ont pas toujours avancé en pilote automatique. En 2011, alors que le MCU n’avait pas encore pris sa forme géante d’après The Avengers, les X-Men arrivaient à un moment franchement fragile. Et on l’oublie un peu vite.

Avant le rebond, la saga avançait au ralenti

Pendant longtemps, X-Men faisait partie des locomotives de Marvel, presque au niveau de Spider-Man dans l’imaginaire populaire. La franchise avait déjà cartonné dans les années 90 avec X-Men: The Animated Series, puis bien démarré au cinéma avec X-Men en 2000. Beaucoup considèrent encore X2 comme un sommet.

Puis la mécanique s’est grippée. X-Men: The Last Stand a laissé un goût amer comme conclusion de trilogie, et Hugh Jackman, pourtant adoré en Wolverine, n’a pas suffi à redresser la barre avec X-Men Origins: Wolverine. Résultat ? Deux films mal reçus d’affilée, et une saga qui semblait tourner en rond au moment d’entrer dans les années 2010.

Le pari des années 60 a tout changé

L’idée de X-Men: First Class était simple sur le papier, mais très juste dans son exécution : ne pas forcer une suite, repartir en arrière. Le film remonte aux années 60 et raconte la rencontre de Charles Xavier, Erik Lehnsherr et d’autres mutants avant la formation du groupe. Ce décor compte presque comme un personnage à part entière, tant il donne une couleur différente à l’ensemble.

Surtout, le casting a fait mouche. James McAvoy et Michael Fassbender s’imposent en nouvelles versions de Professor X et Magneto, tandis que Jennifer Lawrence marque fortement le film en Raven, alias Mystique. Autour d’eux, Kevin Bacon, Rose Byrne, January Jones et Zoë Kravitz tiennent très bien la route.

Il n’y avait pas que le casting. L’action fonctionne, les personnages sont mieux écrits, et le film a été très bien accueilli par la critique, avec 86 % sur Rotten Tomatoes. Bon, ce n’est pas juste un bon épisode de plus. C’est le film qui a redonné une direction à la saga au moment où elle en avait le plus besoin.

Un film clé, parce qu’il a rouvert la porte aux anciens

Dans X-Men: First Class, seul Hugh Jackman issu de la première génération apparaît, via un caméo. Le choix collait bien à Wolverine, personnage qui vieillit peu. Mais la vraie conséquence s’est vue après.

Sans ce succès, X-Men: Days of Future Past n’aurait sans doute jamais pu réunir les héros des années 60 et ceux des films des années 2000. Le voyage temporel a permis le retour de l’ancien Magneto, du premier Professor X, mais aussi de Rogue, Iceman ou Storm. En gros, First Class n’a pas seulement sauvé une licence. Il a offert à des personnages classiques une seconde chance, et une sortie bien plus digne après l’échec de The Last Stand. C’est pour ça que son importance dépasse largement son statut de préquel.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

X Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Films X-Men

Lisez Begeek en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.