Tl;dr
- Nicolas Cage prépare une suite à Longlegs.
- Le film s’inscrit dans l’« univers Longlegs ».
- Paramount remplace NEON à la production.
Un retour inattendu pour Nicolas Cage
Jusqu’à présent, il fallait vraiment fouiller dans la filmographie de Nicolas Cage pour y dénicher des suites. S’il a prêté ses traits à Benjamin Franklin Gates dans les deux volets de National Treasure, incarné Johnny Blaze à travers la doublette Ghost Rider, ou donné sa voix au patriarche Grug Crood dans la franchise d’animation The Croods, l’acteur oscarisé a toujours préféré se renouveler. La nouvelle du jour étonne donc : il s’apprête à reprendre son rôle marquant du tueur en série de Longlegs, sorti en 2024, pour un projet inattendu.
L’univers Longlegs s’étend… sans vraiment faire suite
À bien y regarder, ce futur long-métrage ne sera pas une simple suite directe. D’après les informations du très sérieux The Hollywood Reporter, le film serait plutôt « ancré dans l’univers Longlegs », ouvrant la voie à diverses interprétations : préquelle ou prolongement du récit principal, rien n’est encore tranché. Rappelons que dans le premier opus, le personnage trouble incarné par Cage disparaît brutalement au cœur du film — il met fin à ses jours dans une scène aussi choquante que centrale. Toutefois, le scénario originel laissait planer l’idée d’un héritage satanique susceptible de se perpétuer après sa mort, peut-être même par-delà les décennies ou via une influence posthume.
Changements majeurs en coulisses et ambitions revues à la hausse
Pour cette nouvelle aventure cinématographique, un changement notable intervient : ce n’est plus le studio indépendant NEON qui pilote le projet, mais bien le géant Paramount Pictures. Cette transition n’est pas anodine : selon la presse spécialisée, NEON aurait renoncé face à l’ampleur budgétaire désormais envisagée — signe que ce second film vise clairement plus haut en termes de production et d’impact commercial. Autre évolution de taille : Nicolas Cage endossera aussi ici un rôle de producteur.
L’ombre d’une nouvelle tendance dans le cinéma d’horreur ?
Le succès planétaire de Longlegs, qui avait engrangé plus de 128 millions de dollars sur un budget modeste grâce à une campagne marketing énigmatique (notamment en cachant jusqu’au bout le visage de son protagoniste), n’a sans doute pas échappé aux décideurs hollywoodiens. Ce modèle intrigue et inspire. Un schéma similaire a déjà été adopté avec des films comme le prequel annoncé autour du personnage de tante Gladys (Amy Madigan) dans l’univers du film Évanouis. Faut-il y voir un retour en force des antagonistes fascinants sur grand écran ? Il est permis d’y croire tant la fascination pour ces figures troubles rappelle celle suscitée jadis par Freddy Krueger ou Jason Voorhees. Le public semble vouloir frissonner encore… et peut-être aimer ses monstres autant que les craindre.