En bref
- Netflix et Sega confirment trois adaptations
- Crazy Taxi et Stranger Than Heaven arrivent en films
- Une nouvelle série Sonic est aussi lancée
Trois adaptations annoncées d’un coup, ce n’est plus un test. C’est un signal. Netflix et Sega passent à l’étape d’après avec une nouvelle série Sonic, un long-métrage tiré de Crazy Taxi et un autre basé sur Stranger Than Heaven, le préquel à venir de la franchise Like a Dragon.
Trois projets, trois tonalités
Ce qui frappe, ce n’est pas seulement le nombre. C’est l’écart entre les licences choisies. D’un côté, Sonic, valeur sûre déjà bien installée chez Netflix. De l’autre, Crazy Taxi, jeu de conduite chaotique devenu culte. Et au milieu, Stranger Than Heaven, rattaché à l’univers Like a Dragon, avec une base plus narrative.
Résultat, Sega ne recycle pas une seule formule. Le groupe tente trois approches très différentes, entre série TV et cinéma, avec des jeux qui n’ont à peu près rien en commun sinon leur éditeur. Pour les adaptations de jeux vidéo, c’est plutôt bon signe, parce qu’on sort enfin du réflexe qui consistait à ne miser que sur les mascottes les plus évidentes.
Netflix pousse plus loin sa stratégie jeu vidéo
On le voit depuis un moment, Netflix n’aborde plus le jeu vidéo comme un simple réservoir de licences. La plateforme accueille déjà Arcane, inspirée de League of Legends, l’anime Cyberpunk: Edgerunners, mais aussi Castlevania, Pokémon Concierge et Sonic Prime.
Bon, l’annonce du jour prend encore plus de poids avec ce contexte. Après le succès de sa précédente adaptation de Sonic the Hedgehog, le partenariat avec Sega ne se contente plus d’un seul univers. Il s’élargit, clairement, comme si la plateforme considérait désormais le catalogue de l’éditeur japonais comme un terrain d’exploration complet.
Pourquoi Sega et Netflix y croient
Brandon Riegg, vice-président du non-fiction et du transmédia chez Netflix, résume assez bien la logique. Selon lui, ces jeux arrivent déjà avec deux atouts décisifs, des personnages que les fans aiment et des mondes auxquels ils sont attachés.
Il a même insisté sur la variété du catalogue mobilisé, en expliquant que Netflix pouvait travailler à travers trois époques très différentes de l’histoire de Sega, tout en célébrant ce que les fans aiment et en l’ouvrant à un nouveau public, « Avec Crazy Taxi, Sonic et Stranger Than Heaven, nous pouvons travailler à travers trois époques complètement différentes du catalogue de Sega ».
Pendant des années, l’adaptation de jeu vidéo traînait une réputation catastrophique. Là, l’enjeu change. Quand une même plateforme mise en même temps sur une mascotte mondiale, un jeu culte de niche et un univers criminel plus dense, elle ne parie plus sur l’exception. Elle parie sur un modèle.