En bref
- Meta déploie rapidement Muse sur iPad, après son lancement sur iPhone et Android.
- L’assistant peut se connecter à de nombreux services pour gérer des tâches comme les emails, achats, réservations et factures.
- Meta veut développer les achats par agent et travaille sur un standard pour permettre aux assistants IA de mieux interagir avec les sites web.
Chez Meta, l’IA ne traîne pas. Muse débarque maintenant dans une appli dédiée sur iPad, à peine un mois après ses débuts sur iPhone. Et oui, le contraste pique un peu quand on se rappelle qu’Instagram a mis environ quinze ans à arriver vraiment sur tablette malgré les demandes à répétition.
Un lancement express qui en dit long
L’annonce est tombée ces derniers jours, et elle n’a rien d’anodin. Voir Muse arriver aussi vite sur iPad montre à quel point Meta pousse son assistant à marche forcée. Bon, il faut aussi être honnête, porter une interface surtout centrée sur le texte est sans doute moins casse-tête qu’une app où l’image et la vidéo imposent des questions de format et de résolution.
Mais le signal reste très clair. Quand une boîte accélère comme ça, c’est rarement pour faire joli.
Muse veut gérer une vraie partie de votre quotidien
Lancé sur iOS et Android le 8 septembre 2026, Muse a déjà dépassé les 6,6 millions d’installations, d’après les estimations de Sensor Tower. Pas mal de monde pour un assistant qui arrive dans une jungle déjà remplie d’agents IA grand public.
Son idée est simple sur le papier, plus ambitieuse dans les faits. L’appli peut se connecter à vos comptes pour suivre les emails, les réunions ou les factures, mais aussi faire des choses très concrètes, comme réserver, commander des courses, fixer des objectifs ou même acheter à votre place. Là, on n’est plus dans le chatbot qui brode. On parle d’un outil qui essaie de prendre la main.
Les connecteurs deviennent le vrai nerf de la guerre
Pour que ça fonctionne, Meta ajoute des partenaires, affichés dans Muse comme des connecteurs. L’utilisateur choisit lesquels activer et sur quels pans de sa vie en ligne il accepte de laisser passer l’agent. Clairement, tout se joue là.
Avec la version iPad, la liste s’étoffe encore. On y trouve notamment Asana, Dropbox, Canva, QuickBooks, Figma, Klaviyo, GitHub et Zoom, avec un vrai focus petites entreprises. Meta ajoute aussi les comptes publicitaires maison, ainsi que Notion et Granola. En gros, plus l’assistant se branche à des outils utiles, plus il devient difficile à ignorer.
Le shopping par agent avance, mais les sites bloquent encore
Autre extension récente, les partenaires retail. Best Buy, Sephora, Walmart, Wayfair et Gap permettent à l’agent de naviguer sur leurs sites et de finaliser des transactions pour l’utilisateur.
Le souci, c’est que la techno est encore jeune. Certains sites repèrent ces agents comme de simples bots et leur barrent l’accès. Mardi, Meta a donc annoncé travailler avec des partenaires du secteur sur un standard ouvert pour que les agents IA personnels puissent s’identifier auprès des entreprises. L’objectif, distinguer les bons bots des mauvais. Dit comme ça, c’est très technique. En vrai, c’est peut-être la pièce qui manque pour que ce genre d’assistant passe du gadget à l’outil sérieux.