En bref
- Meta reconnaît que Muse a été fortement inspiré par OpenClaw, tout en affirmant l’avoir développé de zéro.
- Les ressemblances sont jusque dans certains fichiers et éléments de conception, ce qui alimente la polémique.
- Muse connaît déjà un fort succès, tandis qu’OpenClaw s’impose comme une source d’inspiration majeure dans le secteur.
Meta a fini par lâcher le morceau. Oui, Muse ressemble beaucoup à OpenClaw, et non, ce n’est pas juste une coïncidence visuelle ou une parano de power users.
Sur X, Nat Friedman, patron produit de Meta Superintelligence Labs, a reconnu que Muse avait été très fortement inspiré comme produit par OpenClaw. En même temps, il a tenu à préciser que l’app avait été construite de zéro. La nuance est importante, et franchement assez révélatrice de la ligne de défense choisie.
Meta ne nie plus l’inspiration
D’après Nat Friedman, les équipes de Meta ont adoré utiliser OpenClaw au point de vouloir fabriquer quelque chose du même genre, mais pensé pour être sûr, simple à utiliser et capable d’être déployé à l’échelle de milliards de personnes. Il raconte aussi qu’après avoir testé l’outil en janvier, il a acheté des centaines de Mac mini pour l’équipe de MSL.
Il est même allé plus loin en saluant directement Peter Steinberger, créateur d’OpenClaw. Selon lui, ce dernier a eu raison sur certains choix de base dès le départ. Et ça, ce n’est pas un détail.
Pourquoi tout le monde a flairé OpenClaw ?
Si l’affaire a pris, ce n’est pas juste parce que des gens trouvaient les deux apps vaguement proches. Un post viral signé Ansh Nanda, cofondateur d’une app d’IA, a mis le feu aux poudres en résumant l’idée ainsi : « Muse, c’est littéralement OpenClaw pour les normies ».
Le plus gênant pour Meta, c’est le concret. Dans une conversation avec Muse, l’agent expliquait lui-même que la ressemblance entre ses fichiers système et ceux d’OpenClaw n’était pas un hasard, mais une correspondance. Ensuite, d’autres utilisateurs ont pointé la présence d’un fichier SOUL.md, ce fichier texte en Markdown qui règle la personnalité, le ton, les limites de comportement, les valeurs et l’expertise d’un agent.
Et ce n’était pas seulement une histoire de noms identiques. Selon plusieurs comparaisons partagées en ligne, le contenu de ces fichiers était lui aussi presque entièrement le même. Quand on lui a demandé pourquoi les noms exacts avaient été repris et pourquoi le contenu de SOUL.md était si proche, Nat Friedman n’a pas contesté. Il a répondu en substance que Peter Steinberger avait tout simplement trouvé la bonne formule.
Un classique chez Meta, avec un timing parfait
Le fond du sujet, il est là. OpenClaw est un projet open source, donc s’en inspirer n’a rien d’absurde. Mais voir Meta reprendre les meilleurs ingrédients d’un produit prometteur, ça colle aussi très bien à ses vieilles habitudes. On pense forcément au format Stories popularisé par Snapchat. Même mécanique, autre époque.
Le timing rend l’aveu encore plus intéressant. OpenClaw a percé assez fort pour pousser OpenAI à recruter son créateur plus tôt cette année. Et pendant ce temps, Muse cartonne déjà, jusqu’à grimper à la première place de l’App Store américain. Les données disponibles indiquent même que son lancement va plus vite que celui de ChatGPT, à plateformes et disponibilité de marché comparables.
Interrogé ensuite, un porte-parole d’Meta a simplement renvoyé vers la prise de parole de Nat Friedman. Rien à ajouter. Bon, parfois le silence confirme presque autant que l’aveu.