Mark Zuckerberg aurait autorisé l’utilisation de matériaux piratés pour entraîner l’IA Llama de Meta

Une plainte révèle que Mark Zuckerberg a donné son accord pour que Meta utilise des matériaux piratés afin de former l'intelligence artificielle Llama, mettant en lumière des pratiques controversées au sein de l'entreprise.

Meta
Image d'illustration. Meta — ADN

Tl;dr

  • Le géant du web Meta a utilisé du matériel piraté pour former ses modèles d’IA Llama.
  • Mark Zuckerberg a approuvé cette pratique malgré les préoccupations soulevées par ses collaborateurs.
  • Meta est actuellement visé par une plainte pour violation de droits d’auteur.

Meta et le piratage de contenu : une affaire en cours

La société Meta, géant du numérique, est actuellement au cœur d’un scandale. Selon une plainte pour violation de droits d’auteur déposée contre l’entreprise, celle-ci aurait sciemment utilisé des matériaux piratés pour l’entraînement de ses modèles d’intelligence artificielle (IA), nommés Llama. Ces allégations proviennent de documents judiciaires du procès Kadrey contre Meta, dont TechCrunch a fait état.

Le rôle de Mark Zuckerberg

Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, aurait approuvé cette pratique en dépit des inquiétudes exprimées par plusieurs cadres et employés de l’entreprise. Ces derniers qualifiaient la base de données LibGen, utilisée pour l’entraînement des IA, de « collection de données piratées« .

Une manipulation de l’information

Selon la plainte, Meta aurait retiré les informations relatives aux droits d’auteur des matériaux de LibGen avant de les intégrer à Llama. L’entreprise aurait même admis dans un document soumis au tribunal avoir « supprimé tous les paragraphes concernant les droits d’auteur » des articles de revues scientifiques. Un de ses ingénieurs aurait même conçu un script pour automatiser cette suppression. Les plaignants soutiennent que ces actions ont été menées dans le but de dissimuler les activités de violation de droits d’auteur de l’entreprise.

Une affaire de violation de droits d’auteur

En 2023, plusieurs écrivains, dont Sarah Silverman, ont porté plainte contre Meta et OpenAI pour violation de droits d’auteur. Ils accusent ces entreprises d’avoir utilisé des matériaux piratés de bibliothèques numériques pour entraîner leurs modèles d’IA. Si certaines de leurs accusations ont été rejetées par le tribunal, les plaignants affirment que leur plainte révisée soutient leurs allégations et répond aux motifs de rejet précédemment émis par le tribunal.

Benjamin Romei

Spécialiste Tech

Depuis 2007, j'écris sur Begeek.fr, principalement sur la tech, l'IA et la fintech.

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