En bref
- LinkedIn renforce la vérification pour lutter contre les faux profils et les expériences professionnelles inventées.
- Collègues et entreprises peuvent désormais confirmer ou signaler les expériences affichées sur les profils.
- Les profils vérifiés gagnent en visibilité et leur identité peut aussi être reconnue sur des services partenaires.
Sur un réseau pro, mentir sur son parcours n’a rien d’un détail. Et avec l’IA, fabriquer un profil crédible coûte moins cher, va plus vite, et devient franchement plus simple.
La crédibilité devient le vrai nerf de la guerre
LinkedIn renforce donc son arsenal contre les faux profils, les identités bricolées et les expériences inventées. Le sujet dépasse largement la plateforme, bien sûr, mais sur un service où un intitulé de poste, un diplôme ou une certification peuvent ouvrir des portes très concrètes, la question pique plus fort.
Chez LinkedIn, Oscar Rodriguez, vice-président produit, résume l’idée ainsi en creux, falsifier sa crédibilité n’a jamais été aussi facile, et afficher une crédibilité réelle n’a jamais été aussi important. La plateforme avance aussi ses chiffres, avec 115 millions d’utilisateurs vérifiés et plus de 700.000 entreprises vérifiées. Pas mal de monde, donc.
Des collègues et anciens camarades pourront confirmer un parcours
La nouveauté la plus parlante, c’est ce système qui permet à des collègues ou à d’anciens camarades de promo, passés ou actuels, d’attester qu’une expérience affichée sur un profil est bien réelle. Attention, ce n’est pas un endorsement à l’ancienne. On ne dit pas si la personne est brillante, sympa ou pénible en réunion. On confirme juste qu’elle était bien là, à ce poste, sur cette période.
Pour éviter la foire aux validations bidon, LinkedIn ajoute plusieurs verrous. La personne qui confirme doit déjà avoir un profil vérifié, être connectée au membre depuis au moins un an, et utiliser un compte protégé par l’authentification à deux facteurs. Clairement, la plateforme veut limiter les abus avant qu’ils ne commencent.
Les entreprises récupèrent un bouton stop contre les faux employés
Autre ajout, cette fois côté pages entreprise. Les admins pourront retirer de leur page et des résultats liés à celle-ci les comptes qui prétendent à tort travailler chez eux. La fonction avait déjà été testée auprès de recruteurs et de dirigeants, elle arrive maintenant plus largement.
Concrètement, l’admin devra passer par le compte concerné et le retirer manuellement. LinkedIn teste aussi un réglage pour exiger, à l’avenir, une forme de vérification du lieu de travail, par exemple via un e-mail professionnel, avant qu’un compte puisse s’associer à une page.
Mais le point important, c’est que cela ne modifie pas le profil du membre. Il garde la main sur ce qu’il affiche. En revanche, le lien cliquable vers l’entreprise disparaît, et l’expérience en question n’apparaît plus comme vérifiée. La mesure vise surtout les salariés à temps plein, pas les prestataires ni les travailleurs de terrain, qui auront d’autres moyens de prouver leur rattachement.
La vérification sort de LinkedIn et apporte déjà un bonus visible
LinkedIn élargit aussi ses partenariats pour afficher l’identité vérifiée ailleurs que sur sa plateforme. Truecaller et PeerSpot rejoignent Adobe et UserTesting. Exemple simple, sur Truecaller, un membre pourra faire apparaître son identité vérifiée LinkedIn quand il appelle quelqu’un.
Et il y a un intérêt très concret à jouer le jeu. D’après Oscar Rodriguez, les profils vérifiés obtiennent en moyenne 50% de vues en plus sur leurs publications et 90% d’impressions supplémentaires. Bref, sur LinkedIn, l’authenticité devient un avantage de visibilité, pas juste un badge décoratif.