Mark Zuckerberg affirme lors d’un procès qu’Instagram vise avant tout à être « utile »

Le PDG de Meta défend la mission de ses plateformes face à une jeune plaignante californienne.

Mark Zuckerberg
Image d'illustration. Mark Zuckerberg — Meta / PR-ADN

Tl;dr

  • Mark Zuckerberg a comparu personnellement à Los Angeles dans un procès sur l’addiction aux réseaux sociaux, où sa défense a été jugée « combative ».
  • Il a insisté sur la mission de Meta : rendre ses plateformes « utiles » plutôt que de maximiser le temps passé, affirmant que l’usage découle de la valeur perçue.
  • Le procès implique une jeune plaignante californienne et pose des questions sur la responsabilité des réseaux sociaux envers les mineurs et l’indépendance du conseil de Meta.

Un procès inédit sous haute tension à Los Angeles

Rarement le dirigeant de Meta, Mark Zuckerberg, se retrouve-t-il personnellement convoqué devant un tribunal. C’est pourtant bien ce qu’il s’est passé mercredi, dans une salle d’audience de Los Angeles, où il a pris place à la barre lors d’un procès très suivi portant sur l’addiction aux réseaux sociaux. L’événement n’a pas manqué de susciter une certaine effervescence : selon plusieurs journalistes, dont ceux de NBC News, la prestation de Mark Zuckerberg a été qualifiée de « combative ».

L’utilité plutôt que le temps passé ? Les arguments du PDG

Face aux juges et aux avocats des plaignants, le patron de Facebook et d’Instagram a martelé un message clair : la mission de Meta serait désormais de rendre ses plateformes « utiles » et non plus d’inciter à y passer plus de temps. S’appuyant sur un document interne cité par CNBC, les avocats lui ont pourtant opposé des objectifs antérieurs liés à « l’engagement ». Réponse immédiate du dirigeant : « Si quelque chose est précieux, les gens l’utiliseront davantage parce que cela leur est utile », traduisant ainsi un virage stratégique assumé.

Des plaignantes et des précédents lourds de sens

Au cœur du dossier : une jeune Californienne, désignée comme « KGM », affirme avoir été victime enfant d’outils jugés « addictifs » sur plusieurs plateformes dont Instagram, YouTube, Snapchat et TikTok. Si ces deux dernières entreprises ont choisi un règlement amiable avant l’ouverture du procès, c’est bel et bien à Meta, figure centrale du secteur, qu’échoit la charge principale aujourd’hui. Un autre procès similaire se prépare déjà au Nouveau-Mexique.

Sous surveillance : lunettes connectées et polémique sur l’indépendance

L’ambiance électrique s’est intensifiée lorsqu’il a été révélé que certains membres de l’entourage de Zuckerberg portaient les fameuses lunettes intelligentes conçues par Meta. Ce détail a immédiatement alerté la juge qui craignait pour la confidentialité des jurés. Par ailleurs, le PDG n’a pas hésité à contester vigoureusement – parfois plus d’une dizaine de fois selon le New York Times – certaines citations issues notamment d’un passage remarqué dans le podcast de Joe Rogan où il affirmait son contrôle sans faille sur son groupe.

Parmi les éléments mis en avant durant ce procès inédit :

  • L’indépendance du conseil d’administration de Meta remise en question.
  • L’absence officielle d’addictivité clinique selon Adam Mosseri.

En toile de fond, une question simple mais brûlante persiste : jusqu’où les réseaux sociaux doivent-ils être tenus responsables des usages qu’ils génèrent auprès des plus jeunes ?

Jordan Servan

Spécialiste Tech

Rédacteur sur Begeek.fr depuis 2014, passionné par les jeux vidéo, les séries TV et le cinéma.

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