En bref
- The Marvels a échoué au box-office
- Son action repose sur un échange de places
- L’ouverture reste l’une des meilleures du MCU
Raté en salles, The Marvels n’est pourtant pas un film sans idées. C’est même tout le contraste. Le long-métrage de Marvel Studios a fini sa course à environ 190 millions d’euros (206 millions de dollars) dans le monde, pour un budget estimé à 276 millions d’euros (300 millions de dollars). Vu comme ça, le mot flop n’est pas excessif.
Un flop qui a surpris tout le monde
Le cas intrigue parce que le précédent volet n’avait rien d’un accident industriel. Quatre ans plus tôt, Captain Marvel dépassait les 920 millions d’euros (1 milliard de dollars) avec un coût bien plus léger. On attendait donc une suite solide, pas la première vraie claque commerciale du MCU.
Résultat, pas mal de pistes ont circulé. Fatigue super-héroïque, promo trop timide, désintérêt du public. Mais la lecture la plus cohérente tient ailleurs, dans l’empilement des séries Disney+. WandaVision et Ms. Marvel sont directement branchées sur le film, ce qui complique l’entrée pour une partie du public.
Le vrai problème n’est peut-être pas le film
Ce qui mérite d’être rappelé, c’est que Nia DaCosta n’explique pas à elle seule cet échec. Elle a même été pointée du doigt un peu vite. Or le film montre justement quelques choix de mise en scène plus vifs que la moyenne récente du studio. Et sa carrière a rappelé depuis qu’elle avait autre chose à proposer.
Une idée simple qui change tout dans l’action
Le bon concept de The Marvels, il est là. Quand les héroïnes utilisent leurs pouvoirs, elles échangent littéralement de place. En gros, une attaque lancée ici peut vous envoyer ailleurs dans la seconde. Cette mécanique est liée aux Quantum Bands, convoités par Dar-Benn, la nouvelle cheffe des Kree, qui veut manipuler le réseau universel de téléportation.
Dit autrement, le film se fabrique tout seul un moteur d’action imprévisible. Et ça marche.
La scène d’ouverture montre ce que Marvel sait encore faire
Dès le début, Carol Danvers affronte des soldats Kree, puis Kamala Khan se retrouve propulsée dans la bagarre presque sans transition. La scène saute entre la maison des Khan, la station S.
A.
B.
E.
R. et un vaisseau ennemi. Il y a des répliques qui piquent, notamment autour du surnom « l’Annihilatrice », une BO plus moderne avec Ratata de Skrillex et Missy Elliott, et même une parenthèse absurde avec Goose engloutissant un ottoman.
Mais le plus réussi, c’est la chorégraphie. La confusion spatiale devient une idée de cinéma, pas juste un gadget de scénario. On voit la panique, la vulnérabilité, puis la coordination du trio qui se met en place en direct.
Un film peut rater en salles et laisser une trace
C’est sans doute pour ça que The Marvels paraît déjà un peu sous-estimé. Son échec est réel, massif même. Mais son ouverture, nerveuse, lisible et franchement inventive, rappelle que le MCU peut encore surprendre quand il arrête de jouer la sécurité.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi The Marvels est-il considéré comme un échec commercial ?
Parce que ses recettes mondiales, environ 190 millions d’euros (206 millions de dollars), restent très loin d’un budget évalué à 276 millions d’euros (300 millions de dollars). Et ce calcul ne prend même pas en compte toute la machine marketing et la part conservée par les exploitants.
Faut-il avoir vu les séries Disney+ pour suivre le film ?
Le film reste compréhensible, mais il repose sur des personnages et des liens déjà installés dans WandaVision et Ms. Marvel. C’est justement un frein possible, car le spectateur occasionnel peut avoir l’impression d’arriver au milieu de l’histoire.
Qu’est-ce que les Quantum Bands dans le film ?
Ce sont les artefacts au centre de l’intrigue. Ils servent ici de déclencheur au mécanisme le plus intéressant du film, l’échange de places entre les héroïnes lorsqu’elles activent leurs pouvoirs. Dit simplement, ce sont eux qui transforment l’action en puzzle mouvant.
Pourquoi cette scène d’ouverture ressort autant dans le MCU ?
Parce qu’elle combine plusieurs choses que Marvel sépare souvent. De la lisibilité, un vrai sens du rythme, un peu d’humour, et surtout une idée visuelle claire qui change la manière de filmer le combat. On comprend tout, mais ça reste imprévisible.