L’un des films d’horreur les plus audacieux de 2026 à découvrir absolument sur Paramount+

Image d'illustration. SlantedTideline Entertainment / PR-ADN
Parmi les films d’horreur les plus attendus de 2026, une production ambitieuse s’impose déjà comme un incontournable du genre. Disponible sur Paramount Plus, elle attire l’attention des amateurs en quête de frissons et d’originalité.
Tl;dr
- Satire sur les standards de beauté et l’ethnicité.
- Expérimentation chirurgicale aux conséquences identitaires fortes.
- Disponible en streaming sur Paramount+.
Une métamorphose controversée au service de la satire
À l’heure où le cinéma d’horreur explore sans cesse de nouveaux territoires, « Slanted » s’impose comme une proposition aussi dérangeante qu’actuelle. Disponible désormais sur Paramount+, ce film d’Amy Wang plonge le spectateur dans le parcours de Joan, une adolescente sino-américaine incarnée par Shirley Chen, qui subit une intervention chirurgicale expérimentale afin de correspondre à des critères de beauté dominés par la valorisation de la blancheur. Un geste radical, nourri par un profond malaise identitaire, qui suscite évidemment le débat.
Sous le scalpel des normes sociales
Les origines du concept ne datent pas d’hier : difficile de ne pas penser à « Black No More » de George S. Schuyler, roman satirique du XXe siècle dans lequel la race devient un produit transformable à volonté. Si la comparaison est tentante, il faut reconnaître que « Slanted » se démarque par sa modernité et sa façon d’aborder l’influence des réseaux sociaux — notamment via le personnage d’Olivia (Amelie Zilber) — dans la construction du soi et le rapport à l’image.
L’adolescente Joan, fascinée par ce modèle blanc idéalisé, commence par modifier ses photos puis finit par franchir un point de non-retour avec cette chirurgie. La transformation va jusqu’à changer son identité : elle devient Jo Hunt (Mckenna Grace). Cette nouvelle existence se paye cher : rupture avec ses proches, rejet de ses origines et même effacement progressif des liens familiaux et culturels.
L’humour grinçant face aux limites du propos
Si la satire d’Amy Wang décape là où ça fait mal, on peut toutefois lui reprocher une certaine retenue dès qu’il s’agit d’affronter frontalement les discriminations systémiques. Là où « The Substance » – autre référence récente du genre – abordait crûment l’âgisme, « Slanted » préfère la diplomatie à la provocation pure.
Pourtant, le film ne manque pas d’atouts : performances remarquables des deux actrices principales, énergie singulière et mise en scène audacieuse viennent porter un propos qui aurait mérité d’aller plus loin dans son analyse.
L’essentiel à retenir sur « Slanted »
Pour celles et ceux que le mélange entre body horror et réflexion sociale intrigue encore, voici ce que propose concrètement ce film :
- Dénonciation satirique des normes oppressantes liées à l’apparence.
- Métamorphose identitaire radicale, source de conflits intimes et culturels.
- Pistes contemporaines, mais un traitement parfois trop mesuré.
Imparfait, mais audacieux, « Slanted » mérite indéniablement une place dans la liste des films marquants de 2026.