Les deux grands rôles chez Tarantino que Mickey Rourke a laissés filer

Image d'illustration. Pulp FictionJersey Films / PR-ADN
Mickey Rourke a failli collaborer à deux reprises avec Quentin Tarantino, réalisateur de renom, en passant à côté de rôles majeurs dans la filmographie du cinéaste. Retour sur ces occasions manquées qui auraient pu marquer sa carrière.
Tl;dr
- Mickey Rourke a raté deux rôles majeurs chez Tarantino.
- Son ego et ses agents ont fait capoter les négociations.
- Rourke et Tarantino n’ont plus qu’une chance de collaborer.
Mickey Rourke, l’acteur insaisissable de Quentin Tarantino
Quand on évoque les grands oubliés de la filmographie de Quentin Tarantino, le nom de Mickey Rourke revient immanquablement. Deux fois pressenti par le cinéaste pour des rôles clés – d’abord celui du boxeur Butch dans « Pulp Fiction », ensuite celui du tueur Stuntman Mike dans « Death Proof » – l’acteur n’a finalement jamais croisé la route de l’auteur d’« Inglourious Basterds ». Pourquoi ces occasions se sont-elles envolées ? Plongeons dans les méandres d’une trajectoire chaotique.
L’ascension fulgurante puis la chute brutale d’un talent explosif
Au début des années 1980, Mickey Rourke s’impose comme une révélation du cinéma américain avec des prestations marquantes dans « Body Heat » ou encore « Diner ». Rapidement encensé, il s’approche à grands pas d’une nomination aux Oscars après ses rôles chez Francis Ford Coppola ou Stuart Rosenberg. Mais derrière le génie, l’instabilité gagne du terrain : sur les plateaux, sa réputation devient sulfureuse. Comme le résumait le réalisateur Alan Parker, « Travailler avec Mickey est un cauchemar. On ne sait jamais ce qu’il va faire. ».
Ego démesuré et mauvais choix : la traversée du désert
Sa carrière bascule dans les années 1990. Fini les premiers rôles prestigieux : il enchaîne désormais prestations décevantes et films oubliables comme « Wild Orchid ». Pourtant, un retour se dessine à la fin de la décennie grâce à quelques apparitions notables chez Tony Scott ou lors d’une collaboration retrouvée avec Coppola. C’est à cette période que l’histoire avec Tarantino, si elle avait pris forme, aurait pu changer la donne.
Voici comment tout s’est joué pour ces rôles manqués :
- L’ego prend le dessus en 1993 : sans même lire le scénario de « Pulp Fiction », Rourke refuse, persuadé que son talent suffira ailleurs.
- Treize ans plus tard, alors que l’envie est là pour « Death Proof », ce sont ses agents qui font capoter l’affaire, exigeant toujours davantage au point de lasser Tarantino.
L’espoir d’une rencontre avant le rideau final ?
Le réalisateur explique lui-même avoir donné une deadline aux agents de Rourke – en vain. Ironie du sort, le film « Grindhouse » sera un échec commercial… Mais deux ans plus tard, Rourke obtient enfin sa première nomination aux Oscars grâce à son rôle bouleversant dans « The Wrestler ». Certains avancent que son passé tumultueux lui a coûté la statuette.
Aujourd’hui, alors que Tarantino annonce vouloir tirer sa révérence après un dernier film, il reste une ultime possibilité pour cette collaboration tant attendue entre deux figures aussi atypiques qu’admirées. Le compte à rebours est lancé.