En bref
- Snapchat+ gagne deux outils IA de création d’image
- Les abonnés peuvent agrandir un visuel ou écrire un prompt
- Snapchat revendique désormais 7 millions d’abonnés payants
L’IA n’est plus un simple bonus dans Snapchat, c’est un levier très clair pour vendre Snapchat+. La dernière mise à jour réserve aux abonnés payants deux fonctions qui parlent tout de suite, étendre une image pour élargir son cadre, ou générer directement un Snap à partir d’un prompt écrit.
L’IA devient un argument d’abonnement
Le contraste est assez net. Pendant un moment, l’IA dans Snapchat relevait surtout de l’effet sympa ou du test grandeur nature. Là, on bascule vers des usages plus visibles dans le produit, et surtout plus faciles à monétiser. Si vous payez, vous obtenez des outils créatifs supplémentaires dans l’app, sans passer par un service externe.
C’est simple à comprendre, et plutôt bien vu. Un abonnement a besoin d’options qui se voient tout de suite.
Des outils plus concrets que gadgets
Dans le détail, les abonnés à Snapchat+ peuvent recadrer ou étendre leurs images grâce à l’IA. En gros, l’application remplit ce qui manque autour de la photo pour agrandir la scène. Le genre de fonction qu’on voit ailleurs, mais qui gagne ici à être intégrée directement au flux de création du Snap.
L’autre ajout est encore plus frontal, il devient possible de générer une image directement dans l’application en rédigeant un prompt. Pas besoin de montage compliqué, ni d’aller-retour entre plusieurs apps. Vous écrivez, l’image se crée, puis elle peut servir de Snap.
Dreams et le reste, une logique déjà bien installée
Ces nouveautés ne tombent pas de nulle part. Snapchat utilisait déjà l’IA dans plusieurs outils populaires, notamment Dreams, l’effet de selfie qui fabrique des portraits plus fantaisistes, et son chatbot gratuit alimenté par ChatGPT.
Et Dreams continue d’ailleurs à pousser cette veine. La fonction permet aussi de créer des portraits fantastiques avec des amis. Ce n’est pas la partie la plus utile du lot, clairement, mais elle colle bien à l’ADN de l’app, entre image, jeu et mise en scène.
Une progression qui compte pour Snapchat
Derrière l’effet waouh, il y a des chiffres. Snapchat indique que son nombre d’abonnés est passé de 5 à 7 millions. La séquence est logique, l’entreprise multiplie les fonctions IA, et l’offre payante prend de l’épaisseur.
Evan Spiegel, le patron de Snap, a fixé un cap à 10 millions d’abonnés. On n’y est pas encore, mais la direction est claire. Et quand une fonction est à la fois visible, amusante et intégrée au cœur de l’app, elle a plus de chances de faire bouger un abonnement qu’un simple badge premium.
Vos questions, nos réponses
Qu’est-ce que l’extension d’image avec l’IA sur Snapchat+ ?
C’est une fonction qui agrandit une photo au-delà de son cadrage initial. L’IA ajoute des éléments autour de l’image pour remplir l’espace manquant. Dit autrement, elle invente les bords que l’appareil n’a pas captés.
La génération par prompt sert à quoi dans l’application ?
Elle permet de créer un visuel en partant d’un texte. Vous décrivez ce que vous voulez, puis l’application produit une image utilisable dans un Snap. L’intérêt, ici, tient surtout à l’intégration directe dans Snapchat.
Dreams, c’est différent des autres outils IA de l’app ?
Oui. Dreams est centré sur le portrait et sur des rendus plus imaginaires, parfois avec des amis. Ce n’est pas la même logique qu’un outil d’extension d’image, qui cherche plutôt à transformer ou compléter une photo existante.
Pourquoi la hausse des abonnés compte autant pour Snapchat ?
Parce qu’elle montre que les fonctions payantes trouvent leur public. Passer de 5 à 7 millions d’abonnés, ce n’est pas anecdotique. Pour Snap, cela valide l’idée que l’IA peut aussi devenir un moteur de revenus, pas seulement un argument marketing.