Fast and Furious a failli s’appeler Racer X, titre de Speed Racer

Plusieurs titres ont circulé pour The Fast and the Furious, dont Racer X. Ce nom appartenait déjà à Speed Racer, célèbre anime japonais des années 1960.

Fast and Furious
Image d'illustration. Fast and Furious — Universal Pictures / PR-ADN

Tl;dr

  • Titre final dû à un accord avec Roger Corman.
  • Plusieurs titres envisagés, dont « Racer X » et « Redline ».
  • La saga a évité de réutiliser le même nom par la suite.

Genèse d’un titre devenu culte

Si l’on remonte aux origines du film The Fast and the Furious, difficile d’imaginer qu’il ait failli porter un tout autre nom. À la croisée des influences, le projet a connu une gestation mouvementée sur le plan de l’identité. Dès ses premiers balbutiements, plusieurs titres ont circulé : le scénario initial, inspiré par l’article « Racer X » de Ken Li pour Vibe Magazine, a logiquement tenté de s’en emparer. Problème : ce nom appartenait déjà à l’univers du célèbre anime japonais des années 1960, Speed Racer, où « Racer X » désigne un rival énigmatique du héros. Impossible donc pour la production — alors pilotée par les équipes de Universal — de s’approprier ce titre, déjà réservé par Warner Bros. pour une éventuelle adaptation.

Titres rejetés et inspirations inattendues

Privés de cette option, les producteurs testent d’autres pistes. On évoque « Redline », terme emprunté au jargon automobile évoquant la limite maximale d’un moteur. Toutefois, cette proposition jugée trop vague ne convainc pas le producteur Neal Moritz. S’ensuivent quelques idées moins inspirées : « Street Wars » aurait pu paraître sur les affiches, mais son côté générique déçoit. Pire encore, le titre « Race Wars » est brièvement considéré — un choix dont personne ne se vante aujourd’hui tant il paraît déplacé.

La réflexion prend alors une nouvelle tournure lorsqu’une vieille pépite du cinéma refait surface. En visionnant quelques films produits par l’infatigable Roger Corman, Moritz tombe sur un long-métrage datant de 1954 et… le déclic opère.

L’héritage de Roger Corman et la naissance d’une franchise

C’est finalement en négociant directement avec ce vétéran d’AIP, grâce à l’entremise du père de Moritz (ancien cadre du studio), que la production obtient le droit d’utiliser le titre originel : The Fast and the Furious. Un échange conclu contre quelques images d’archives haut-de-gamme, comme l’a confié plus tard Corman lui-même. Ce choix s’avérera déterminant : il offre au film une identité immédiatement marquante — au point que certains producteurs se demandent encore si ce n’était pas « trop kitsch… ou juste assez pour devenir culte ».

Aujourd’hui, la saga se distingue aussi par ses titres évolutifs :

  • Seul « Tokyo Drift » reprendra intégralement l’appellation originale.
  • Les suites optent pour des variantes comme « F9 » ou « Furious 7 », probablement afin d’éviter de reverser des droits supplémentaires à Corman.
  • L’ultime volet s’intitulera « Fast Forever », clin d’œil à ce parcours pour le moins… furieux.

Derrière chaque grand succès populaire sommeille souvent une histoire de compromis inattendu et de trouvailles opportunes ; celle-ci en est sans doute l’exemple le plus rapide… et furieux du cinéma contemporain.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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