Resident Evil au cinéma change de cap, et c’est peut-être enfin le bon

Le prochain film Resident Evil prendra ses distances avec les héros connus et les jeux adaptés. Un virage risqué, mais bien plus cohérent pour la saga.

Resident evil
Image d'illustration. Resident evil — Capcom / PR-ADN

En bref

  • Resident Evil revient au cinéma en 2026
  • Zach Cregger signe une intrigue inédite
  • Sortie en salles fixée au 18 septembre

Un film Resident Evil sans Leon Kennedy, sans Jill Valentine, et sans adaptation directe d’un jeu précis. Dit comme ça, le pari paraît presque contre-intuitif. C’est pourtant la route choisie pour le reboot attendu en 2026, avec Zach Cregger à la réalisation.

Un reboot qui coupe avec les réflexes habituels

Cette fois, l’idée n’est pas de refaire un épisode connu ni de cocher des cases pour rassurer les fans. Le nouveau long-métrage part sur une histoire originale, pensée à distance des personnages les plus identifiés de la série. En gros, le film veut rester dans l’univers de Capcom sans se coller au scénario d’un jeu en particulier.

Le choix est important, parce que les adaptations de Resident Evil ont souvent buté sur le même mur. Les films menés par Paul W. S. Anderson ont trouvé leur public, mais en s’éloignant peu à peu de la fibre survival horror qui a fait la réputation de la licence depuis 1996.

Pourquoi le choix de Zach Cregger compte vraiment

Le studio confie donc les clés à Zach Cregger, déjà remarqué avec Barbarian puis Weapons. Ce n’est pas un détail. Oliver Berben, dirigeant de Constantin Film, assume de lui laisser une vraie marge de manœuvre, et explique que ce nouveau film sera très éloigné de ce qu’on rattache d’habitude à Resident Evil, justement parce que Cregger a un style bien à lui.

Clairement, le studio cherche moins un exécutant qu’un auteur capable de redonner une identité au versant cinéma de la franchise. Et ce déplacement-là, sur le papier, paraît bien plus intéressant qu’un reboot prudent.

Le pari de l’horreur plutôt que de l’action

Là où Welcome to Raccoon City ou l’adaptation Netflix ont été jugés brouillons, ce projet veut retrouver une sensation plus proche des jeux. Pas forcément leur intrigue, mais leur game-feel. Autrement dit, l’oppression, les couloirs étroits, la tension qui monte, la gestion des ressources et cette peur plus sèche que spectaculaire.

C’est sans doute le contraste le plus net avec les films précédents. Moins d’action démonstrative, plus de malaise. La comparaison avec la série Fallout sur Prime Video n’est pas absurde non plus, puisque l’idée est là aussi de respecter l’esprit d’un univers sans recopier servilement son histoire.

Une date, et une vraie question pour la franchise

Le film sortira en salles le 18 septembre. Et Zach Cregger arrive avec un crédit solide, puisque Weapons a généré environ 230 millions d’euros (270 millions de dollars) pour 38 investis.

Résultat ? Resident Evil tente enfin autre chose. Pas un retour nostalgique, pas une adaptation scolaire, mais une relance qui mise sur une voix de réalisateur. Reste la question de fond, la seule qui compte vraiment pour cette saga au cinéma : est-ce que cette liberté va enfin permettre à Resident Evil de tenir tête à l’ombre du jeu vidéo ?

Vos questions, nos réponses

Pourquoi ce reboot est-il présenté comme différent ?

Parce qu’il ne repose ni sur la reprise d’un jeu précis, ni sur l’obligation d’utiliser les héros les plus connus. Le film garde le cadre de Resident Evil, mais change la méthode. C’est une manière de sortir d’un vieux piège, celui de l’adaptation trop fidèle pour être fluide, ou trop libre pour convaincre les fans.

Que signifie vraiment le mot game-feel ici ?

Dans ce contexte, on parle de sensations plus que de scénario. Le game-feel, c’est ce qui fait qu’un jeu Resident Evil est reconnu immédiatement par ceux qui y jouent, la pression, l’espace fermé, le manque de ressources, l’impression d’être constamment en retard sur le danger.

Le film sera-t-il lié aux anciens longs-métrages ?

Non, l’idée avancée ici est bien celle d’un nouveau départ. Le projet est présenté comme un reboot, avec une direction propre et une intrigue inédite, pas comme la continuation directe des cycles précédents.

Pourquoi la présence de Zach Cregger rassure-t-elle une partie du public ?

Parce que le projet semble construit autour de sa patte. Son nom ne sert pas seulement à habiller l’affiche. Constantin Film veut manifestement s’appuyer sur son style pour redonner une cohérence à une franchise qui, au cinéma, cherche encore la bonne formule.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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