En bref
- Zach Cregger relance Resident Evil
- Le film vise la tension des jeux
- L’histoire sera totalement inédite
Ce nouveau Resident Evil a peut-être compris un truc simple, et pourtant rarement réussi au cinéma, l’important n’est pas de recopier un jeu, mais de retrouver ce qu’on ressent en y jouant.
Le film veut reprendre la peur très concrète des jeux
Pendant la promotion de Psycho Killer, le producteur Roy Lee a donné la piste la plus intéressante sur ce reboot signé Zach Cregger. L’idée, chez lui, n’est pas de collectionner les clins d’œil. Il veut retrouver cette tension très précise des jeux, quand le joueur avance sans être vraiment prêt, avec peu de munitions ou peu de marge, mais avance quand même.
Dit autrement, le projet cherche moins à montrer Resident Evil qu’à faire ressentir Resident Evil. La nuance compte. Et dans une franchise qui a souvent préféré l’action ou le folklore, c’est un vrai virage.
Une histoire neuve pour éviter le piège de la copie
L’autre choix fort, c’est celui d’une intrigue originale. Pas d’adaptation littérale d’un épisode précis, pas de reproduction rigide d’un scénario déjà joué par des millions de fans. Le pari est assez logique, parce qu’un jeu et un film ne fabriquent pas la peur de la même manière.
Les premières infos évoquent un protagoniste chargé de livrer un colis dans un hôpital abandonné. Sur le papier, c’est efficace. Un objectif clair, un décor propice au malaise, et assez d’espace pour remettre au centre la mécanique de survival horror qui fait l’identité de la série.
Ce n’est pas non plus un contresens par rapport aux jeux. La licence a déjà changé de point de vue et de personnages, notamment avec Ethan Winters. Ce reboot peut donc explorer autre chose sans trahir l’ensemble.
Après plusieurs essais ratés, un nom qui change un peu la donne
Le contexte joue beaucoup. Entre les six films emmenés par Milla Jovovich et le reboot sorti en 2021, la saga n’a jamais vraiment trouvé une forme qui convainque la critique. Elle a existé, parfois fort commercialement, mais sans cap très net sur le plan créatif.
Du coup, l’arrivée de Zach Cregger attire l’attention. Son travail sur Barbarian et Évanouis lui a donné une réputation solide dans l’horreur, avec une façon assez habile d’installer le malaise sans sacrifier le côté spectacle. Il sait faire monter la pression, il sait aussi injecter une pointe d’humour noir sans casser le ton. Pour Resident Evil, c’est plutôt cohérent.
Reste l’essentiel, voir les premières images. Parce qu’entre une bonne intention et un bon film, il y a souvent un monde. Mais pour une fois, ce reboot semble partir du bon endroit.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi une histoire originale peut mieux fonctionner qu’une adaptation fidèle ?
Un jeu vidéo repose sur l’interaction, le rythme du joueur, la gestion des ressources et l’exploration. Un film, lui, impose sa durée et son point de vue. Reprendre exactement un scénario de jeu peut donc produire quelque chose de très raide. Une histoire neuve laisse plus de liberté pour retrouver l’esprit sans singer la forme.
Qu’est-ce que le survival horror, au juste ?
Le survival horror mélange horreur et vulnérabilité. On n’est pas dans la puissance pure, mais dans la tension, le manque, l’anticipation. Peu de ressources, des espaces hostiles, une menace mal identifiée ou trop forte, c’est ce qui crée cette peur particulière que Resident Evil a popularisée.
Le film sera-t-il lié aux anciens longs-métrages ?
Tout indique que non. Le projet est présenté comme un reboot, donc une relance de la saga avec une nouvelle base. L’idée n’est pas de prolonger directement les films précédents, mais d’ouvrir une autre lecture de l’univers.
Pourquoi le nom de Zach Cregger rassure autant les fans ?
Parce que son cinéma d’horreur repose beaucoup sur l’ambiance et la montée de l’angoisse. Ce n’est pas un détail pour Resident Evil, une licence qui perd vite sa saveur quand elle oublie la peur au profit du seul grand spectacle.