En bref
- Gareth Edwards quitte la suite de Rebirth
- Le casting principal devrait revenir
- La franchise répète un vieux schéma
Ce n’est pas un simple contretemps. La suite de Jurassic World Rebirth se retrouve sans réalisateur, puisque Gareth Edwards ne reviendra pas derrière la caméra. Et pour une saga qui traîne déjà ses hésitations d’un épisode à l’autre, le signal est quand même assez mauvais.
Un départ qui relance les doutes
D’après The Hollywood Reporter, Edwards a quitté le projet à cause de divergences créatives. On ne sait pas précisément ce qui a coincé, et il est possible qu’on ne le sache jamais. Pour l’instant, le point le plus concret est ailleurs, aucun remplaçant n’a encore été annoncé.
Ce flou compte. Dans une franchise aussi balisée, changer de réalisateur au moment de préparer une suite peut peser lourd sur le ton, le rythme, et même sur la direction de l’histoire. Résultat ? Un projet qui reste vivant, mais moins stable qu’il ne devrait l’être.
La saga connaît déjà ce scénario
Le plus parlant, c’est que ce départ n’a rien d’isolé. Avant Gareth Edwards, David Leitch avait d’abord été lié à Jurassic World Rebirth, avant de s’en aller lui aussi, là encore sur fond de désaccords créatifs.
Bref, la franchise retombe sur un problème qu’elle connaît déjà. Quand ce type de mouvement se répète, on ne parle plus seulement d’un nom qui change au générique. On commence à voir une difficulté plus large à fixer une trajectoire claire.
Le casting reste, et ce n’est pas rien
Il y a malgré tout une meilleure nouvelle dans ce dossier. Toujours selon The Hollywood Reporter, Scarlett Johansson, Mahershala Ali et Jonathan Bailey devraient reprendre leurs rôles dans la suite.
Ce n’est pas une surprise totale, mais c’est important. Dans un projet qui risque de connaître un peu d’instabilité, garder ses visages principaux évite l’impression de redémarrage permanent. Et cela rappelle une chose simple, le film n’est pas enterré.
Le vrai sujet dépasse ce seul tournage
Depuis 1993, la marque Jurassic Park a déjà vécu plusieurs vies. Il y a eu la trilogie originale, puis les films Jurassic World portés par Chris Pratt et Bryce Dallas Howard, avant l’arrivée de Rebirth l’an dernier avec Johansson, Bailey et Ali.
Le contraste est net. Les films Jurassic World ont globalement moins convaincu que les Jurassic Park, côté critique comme côté public. Rebirth s’en est un peu mieux sorti que Fallen Kingdom et Dominion, ce qui laissait espérer un regain. Mais la grande question reste la même, jusqu’où peut-on encore étirer cette mécanique dinosaures contre humains sans donner l’impression de revoir la même boucle ?
Et c’est là que le départ d’Edwards pèse vraiment. Au-delà du nom, il remet en jeu la capacité de la saga à se réinventer un minimum dans les années qui viennent.