Tl;dr
- Série « Dark Skies » mêle aliens et histoire des années 1960.
- Concept : extraterrestres infiltrés influencent événements historiques majeurs.
- Annulée après une saison, série difficile à trouver aujourd’hui.
Quand les aliens réécrivent l’Histoire
Il suffit d’une scène de « Contact », le film culte de Robert Zemeckis adapté du roman de Carl Sagan, pour relancer le débat sur notre solitude dans l’univers. Face à une classe d’enfants, l’astrophysicienne Ellie Arroway, incarnée par Jodie Foster, rêve d’autres formes de vie. Mais le cinéma et la littérature de science-fiction n’ont eu de cesse, depuis H.G. Wells et sa terrifiante « Guerre des Mondes », de nous rappeler qu’un contact extraterrestre pourrait virer au cauchemar.
« Dark Skies » : OVNIs et conspiration sur fond de rock et politique
En 1996, la série américaine Dark Skies, créée par Brent V. Friedman et Bryce Zabel, décide d’aller plus loin : et si le fameux incident de Roswell en 1947 marquait le point de départ d’une infiltration alien ? Ce thriller conspirationniste imagine que des extraterrestres hostiles influencent secrètement les grandes pages de l’histoire américaine — de l’assassinat du président Kennedy jusqu’à la Beatlemania, sans oublier la lutte pour les droits civiques.
La série débute en 1961. On y suit John Loengard, aide parlementaire campé par Eric Close, fraîchement arrivé à Washington avec sa fiancée Kim Sayers (Megan Ward) à l’aube du mandat Kennedy. Sa mission : saborder le projet gouvernemental Bluebook qui enquête sur les OVNI. Mais ses investigations font ressurgir des questions troublantes… et attirent sur lui les soupçons du mystérieux Majestic 12. Cette organisation secrète entend bien étouffer toute velléité d’enquête, menée d’une main froide par Frank Bach (J.T. Walsh). Rapidement, Loengard découvre que ces créatures parasites cherchent à manipuler des humains célèbres comme Howard Hughes ou Jim Morrison pour changer le cours du destin.
L’ambition contrariée d’une série inclassable
Malgré une approche inventive mêlant personnages historiques réels et paranoia SF — un pari audacieux, mais risqué — NBC place maladroitement la série dans une case horaire peu propice : le samedi soir à 20h. Résultat : public jeune absent, audience décevante et annulation dès la première saison.
Pour les amateurs curieux, retrouver cette pépite relève aujourd’hui du parcours du combattant ; elle n’est disponible qu’en DVD. Peut-être que l’arrivée prochaine du thriller UFO signé Steven Spielberg, « Disclosure Day », offrira-t-elle un second souffle à cette œuvre atypique.
Pourquoi ce genre fascine toujours autant ?
Ce goût pour la réécriture paranoïaque de l’histoire reflète sans doute nos propres interrogations face à l’inconnu — entre peur viscérale d’être envahis et fascination devant ce « vaste univers » où tout semble possible.