Scream 7 relie ses tueurs à deux suites, d’une façon inattendue

Le final de Scream 7 dévoile trois Ghostface et rattache l’intrigue à Scream 4 comme à Scream 6, avec une obsession plus tordue qu’attendu.

Scream 7
Image d'illustration. Scream 7 — Spyglass Media Group / PR-ADN

En bref

  • Trois Ghostface sont démasqués
  • Scream 4 et Scream 6 comptent vraiment
  • Jessica Bowden pilote tout

Le plus frappant dans Scream 7, ce n’est pas seulement l’identité des tueurs. C’est sa façon de rebrancher la saga sur son passé récent, avec des échos nets à Scream 4 et Scream 6. Un choix assez visible, et pas idiot, alors que le film doit aussi composer avec un recentrage narratif après le départ de Melissa Barrera.

Un final qui regarde en arrière

Au lieu de sortir une résurrection improbable ou de ressortir une vieille figure comme carte maîtresse, le film préfère une autre logique. Il pioche dans sa propre mythologie, mais côté conséquences, pas seulement côté fan service.

Le point de départ du mobile renvoie directement au livre écrit par Sidney Prescott après les événements de Scream 4, « Hors des ténèbres ». Et la frustration du tueur principal vise aussi ce qui s’est passé, ou plutôt pas passé, à New York dans Scream 6. En gros, ce septième épisode veut rappeler que chaque crise laisse des traces, même chez ceux qu’on ne regardait pas.

Trois Ghostface, mais un seul cerveau

La première surprise arrive vite. Un des Ghostface est éliminé au bout d’une trentaine de minutes, renversé par une voiture conduite par Gale Weathers. Sous le masque, on découvre Karl, un inconnu évadé d’un institut psychiatrique voisin.

Ce faux départ brouille les pistes, mais la saga ne fonctionne jamais avec un seul masque. Le deuxième complice est Marco, joué par Ethan Embry, employé de l’institut où séjournait Karl. C’est lui qui remue les fantômes du passé devant Sidney, allant jusqu’à laisser entendre que Stu Macher pourrait être vivant.

Mais le vrai centre du plan, c’est Jessica Bowden. La voisine modèle, apparemment sans histoire, se révèle être la commanditaire. Karl n’était qu’un pion. Marco gérait la manipulation visuelle via des deepfakes. Et Jessica tirait les ficelles.

L’obsession de Jessica donne le vrai sens du film

Son monologue final remet tout en place. Jessica Bowden explique que le livre de Sidney Prescott lui a donné le courage d’assassiner son mari violent. À partir de là, son admiration a tourné à l’obsession morbide.

Quand Sidney n’affronte pas Ghostface à New York, Jessica le vit comme une déception. Elle décide donc de relancer la machine pour remettre Sidney sous les projecteurs, et pousser Tatum, la fille de Sidney, vers un destin de final girl. L’idée est tordue, mais cohérente à l’échelle de la saga.

Le face-à-face final se règle dans le sang. Sidney et Tatum neutralisent les deux derniers tueurs. Un seul tir suffit pour Marco. Jessica, elle, meurt sous une rafale. Résultat, un final dense, très connecté, même si la mécanique commence quand même à montrer quelques fissures.

Vos questions, nos réponses

Pourquoi le lien avec Scream 4 compte autant ici ?

Parce que le mobile de Jessica Bowden part du livre publié par Sidney Prescott après ces événements. Ce n’est pas un simple clin d’œil. Le film dit clairement qu’un épisode ancien peut continuer à produire des effets bien plus tard, chez des personnages qu’on n’avait jamais identifiés comme centraux.

À quoi servent les deepfakes dans l’intrigue ?

Ils donnent à Marco un rôle très précis dans le complot. On n’est pas dans la force brute, mais dans la manipulation d’images pour troubler Sidney et nourrir les fausses pistes. C’est une mise à jour assez logique de la boîte à outils de Ghostface.

Est-ce que le film confirme le retour de Stu Macher ?

Non. Marco agite cette possibilité pour déstabiliser Sidney, mais le dénouement ne valide pas ce retour. Le film joue avec l’attente des fans, puis bifurque vers une solution plus neuve, ou disons moins facile.

Pourquoi parler de Tatum comme d’une final girl ?

Dans le cinéma d’horreur, la final girl est celle qui survit au carnage et affronte le tueur dans le dernier acte. Le plan de Jessica consistait justement à pousser la fille de Sidney dans ce rôle, comme si elle cherchait à fabriquer un nouveau récit héroïque à partir de la violence.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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