En bref
- Birds of Prey n’a duré que 13 épisodes
- La série misait sur un trio féminin à Gotham
- Elle est revenue dans Crisis on Infinite Earths
7,6 millions de téléspectateurs au lancement, puis rideau au bout de 13 épisodes. Pour une série DC, le destin de Birds of Prey tient presque de l’anomalie. Elle a bien démarré, a trouvé un public jeune, puis a disparu aussi vite qu’elle était arrivée.
Ce qui la rend intéressante, justement, c’est ce décalage. On retient souvent les mastodontes comme Smallville, Arrow ou Lois et Clark. Birds of Prey, elle, s’est perdue entre deux époques, avec une idée pourtant assez forte pour marquer les fans de DC.
Un départ qui promettait mieux
Diffusée pour la première fois sur CW, la série avait de quoi croire à une vraie trajectoire. Son premier épisode a réuni 7,6 millions de personnes, un score loin d’être anecdotique, et l’accueil chez les 18-34 ans était plutôt bon.
Mais la courbe s’est vite inversée. Les audiences ont chuté, et la chaîne a coupé court après seulement 13 épisodes. Résultat, une série à peine installée, déjà arrêtée, avec cette impression de chantier abandonné en plein milieu.
Gotham sans Batman, et avec trois héroïnes au centre
L’idée la plus frappante tenait dans son trio. Ashley Scott jouait Huntress, ici devenue Helena Kyle, fille de Batman et de Catwoman. Un lien familial inédit, qui changeait pas mal de choses dans la lecture du personnage. Après la mort de sa mère, tuée par un homme de main du Joker, elle découvrait aussi l’identité secrète de son père.
En face, Dina Meyer incarnait Barbara Gordon, devenue Oracle. La série revenait sur son passé de Batgirl, avant que le Joker ne la laisse en fauteuil roulant. Et Rachel Skarsten complétait l’ensemble avec Black Canary, portée par des visions prémonitoires et l’envie de rejoindre le groupe.
Bon, tout n’était pas fidèle aux comics. Mais cette version plus sombre de Gotham, avec un Batman absent et trois femmes au premier plan, avait au moins une vraie personnalité.
Une fin abrupte, puis un vrai clin d’œil des années plus tard
La série avait aussi posé quelques pistes pour la suite. Il y avait la présence de Harleen Quinzel, version Harley Quinn, le mystère autour de la disparition du Chevalier Noir, et surtout la fin de « Devil’s Eyes », où Alfred parle à « Maître Bruce » au téléphone. Clairement, quelque chose devait suivre.
Ça n’est jamais arrivé. Pas à l’époque, en tout cas.
Seize ans plus tard, Birds of Prey a pourtant refait surface dans le crossover Crisis on Infinite Earths. Helena Kyle y réapparaît face au chaos causé par l’Anti-Monitor, avec le retour de son actrice d’origine. Un passage bref, mais pas gratuit. C’était une manière simple de redonner une place à cette série oubliée dans le multivers DC.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi Birds of Prey est-elle restée si discrète dans l’histoire des séries DC ?
Parce qu’elle s’est arrêtée très tôt. Avec 13 épisodes, une série a peu de temps pour installer ses personnages, créer des rendez-vous et laisser une trace durable. Elle est aussi tombée entre deux générations de séries DC plus identifiables pour le grand public.
Qu’est-ce qui distinguait cette version de Huntress ?
Le point clé, c’est son origine. Ici, Huntress est Helena Kyle, la fille de Batman et de Catwoman. Ce choix la relie directement au cœur du mythe de Gotham et donne à son histoire un poids familial que d’autres adaptations n’avaient pas mis aussi frontalement au centre.
Pourquoi le retour dans Crisis on Infinite Earths compte autant ?
Parce que ce crossover reposait sur l’idée de rassembler plusieurs mondes DC. En y glissant Birds of Prey, l’univers partagé reconnaissait enfin cette série comme une pièce de son histoire, même si elle n’a jamais eu le temps de se développer vraiment.
Le cliffhanger autour de Bruce devait-il lancer une saison 2 ?
Il servait en tout cas de porte ouverte. Quand Alfred évoque « Maître Bruce », la série suggère clairement que la disparition de Batman n’était pas un point final, mais un fil narratif prêt à être tiré. L’annulation a coupé cet élan net.