En bref
- Vivienne Medrano confirme Roo
- Un dieu du bien existe aussi
- La morale de Hazbin Hotel bouge
Hazbin Hotel vient de compliquer tout ce qu’elle racontait sur le bien, le mal et la rédemption. Lors de DragonCon 2026, Vivienne Medrano, alias Vivziepop, a confirmé que Roo existe bien dans le canon comme une divinité clairement mauvaise. Et ce n’est pas tout, une divinité clairement bonne existe elle aussi.
Une révélation qui touche le cœur du système
Sur le papier, on pourrait croire à un simple ajout de lore. En vrai, c’est beaucoup plus lourd. Depuis le début, Hazbin Hotel suivait Charlie Morningstar, fille de Lucifer Morningstar, dans sa tentative de réhabiliter les damnés pour leur permettre d’accéder au paradis.
Or la série traitait jusque-là ses grands thèmes sans faire reposer son monde sur un Dieu omnipotent très présent. L’idée forte, c’était plutôt que le péché relevait d’un dommage concret, pas d’une faute religieuse abstraite. Du coup, confirmer un dieu du bien et un dieu du mal change la lecture de presque chaque conflit.
Pourquoi l’absence de Dieu structurait déjà la série
L’univers partagé avec Helluva Boss utilisait pourtant une iconographie biblique très claire, de Lucifer à Lilith, en passant par Adam, Eve, Saint Peter, Beelzebub ou Abel, joué par Patrick Stump. Mais dans le récit des origines, ce sont surtout les anges qui occupaient la place fonctionnelle de Dieu.
La série décrivait le paradis comme un camp voué au bien, l’enfer comme le lieu où finissent ceux qui ont causé un tort réel. Et la rédemption imaginée par Charlie passait par la responsabilité, l’altruisme, la conscience de soi, la vie en communauté. Pas par la prière. C’était propre, cohérent, assez malin même.
Roo n’était pas un fantasme de fans
Le plus intéressant, c’est que Roo traînait déjà partout. D’abord dans un croquis publié en 2019, puis dans des indices visuels persistants. Le visage associé au mal dans l’introduction, l’énergie rouge autour du Tree of Knowledge, les yeux rouges disséminés dans l’enfer, tout pointait vers elle.
Sur Bluesky, Vivienne Medrano a d’ailleurs confirmé en septembre 2026 que ces yeux étaient bien ceux de Roo. Et dans Helluva Boss, Blitzo, Moxie et Millie tombent sur un culte humain qui vénère Satan et le Root of Evil, un autre indice difficile à ignorer.
Le vrai sujet, c’est ce que la saison 3 devra assumer
Il y avait déjà des signaux. La saison 2 a introduit le Speaker of God, figure céleste consultée quand le paradis ne sait pas comment gérer l’arrivée de Sir Pentious, premier damné rédimé, puis lorsque Sera cherche une forme de guide face à sa culpabilité.
Mais maintenant, l’ambiguïté saute. Et c’est là que tout se joue. Si des entités absolues incarnent vraiment le bien et le mal, alors les débats plus nuancés sur la responsabilité, la violence du paradis et la possibilité de changer prennent une autre couleur. Pas forcément une mauvaise nouvelle, quand même. Si la série assume ce choc, elle tient peut-être son prochain grand virage narratif, pas juste un twist de convention.