En bref
- L’intégration Kobo–Bookshop revient sur les rails après plusieurs retards.
- Les blocages venaient du DRM, du business et du développement technique.
- Les lecteurs attendent un achat d’e-books plus simple via les librairies indépendantes.
Le support de Kobo par Bookshop n’est finalement pas mort. Après un passage assez inquiétant où toute date avait disparu, la plateforme dit de nouveau viser un déploiement plus tard cette année. Pas de jour précis, pas même de fenêtre serrée. Mais on est déjà loin du flou complet.
Une promesse qui avait presque disparu
Au départ, l’intégration entre Bookshop et les liseuses Rakuten Kobo était annoncée pour 2025. Ensuite, ça a glissé à 2026. Puis, plus gênant, la mention de 2026 a sauté de la page d’aide du site pour être remplacée par quelque chose comme un vague « dans le futur », traduit en français.
Là, forcément, ça sentait le projet rangé dans un tiroir. Sauf que la page a encore été mise à jour. Elle reparle désormais d’un support attendu cette année. Ce n’est pas une date de lancement, mais c’est un signal. Et pour les utilisateurs de Kobo, ce n’est pas rien.
Pourquoi ça bloquait chez Kobo et Bookshop ?
D’après Andy Hunter, fondateur et patron de Bookshop, les deux sociétés veulent toujours faire aboutir cette intégration. Le retard venait de deux fronts à la fois, les conditions commerciales et la partie technique.
Le nœud du problème, c’est surtout le respect des exigences des éditeurs autour du DRM. Il a aussi fallu finaliser les termes business et dégager les ressources d’ingénierie nécessaires. Or l’équipe avait une autre priorité, améliorer l’application mobile de Bookshop, lancée il y a environ quinze mois sur iOS et Android.
Aujourd’hui, ces termes commerciaux avec Kobo seraient actés. L’entreprise se dit confiante, mais refuse encore de promettre une date tant que le chantier technique n’est pas assez avancé. Bref, le projet respire encore.
Pourquoi c’est important pour les lecteurs Kobo ?
Le sujet dépasse le simple confort d’achat. Pas mal de gens ont choisi une liseuse Kobo en pensant pouvoir acheter facilement des e-books via des librairies indépendantes locales. En pratique, cette réputation repose surtout sur une vieille méthode via les sites de libraires, encore proposée par quelques boutiques, mais abandonnée par la plupart depuis des années.
Résultat, soutenir une petite librairie tout en lisant en numérique sur Kobo reste compliqué. C’est frustrant, surtout quand la liseuse coche le reste des cases, autonomie solide, écran à encre numérique, faible reflet, lecture agréable pendant des heures. Et Kobo n’est pas un acteur de niche, la marque revendique 12 millions d’utilisateurs dans 190 pays.
En attendant, les options existent mais elles ne règlent pas tout
Il y a quand même des solutions. Les liseuses Kobo peuvent lire beaucoup de livres sans DRM, une partie du catalogue des bibliothèques via OverDrive, et des titres vendus par Books.com dans un format compatible, y compris protégés.
Et si votre priorité absolue, c’est Bookshop, il faut regarder du côté des liseuses Android comme Boox ou Meebook, capables d’installer l’appli via le Google Play Store. Pratique, oui. Mais une vraie intégration native sur Kobo, clairement, ce serait une autre histoire.