En bref
- Le DCU cherche toujours son Batman
- Jake Gyllenhaal revient parmi les candidats crédibles
- Sa filmographie nourrit cette hypothèse
Le prochain Batman du DCU n’a toujours pas de visage. Et c’est précisément pour ça que le nom de Jake Gyllenhaal refait surface, encore et encore.
Un Batman manque toujours à l’appel
Il faut repartir du cadre. Le Gotham de Matt Reeves, avec Robert Pattinson en Bruce Wayne, reste séparé du grand univers partagé de DC. Résultat, le DCU a encore besoin de son propre chevalier noir.
C’est The Brave and the Bold, film live action confié à Andy Muschietti, qui doit l’introduire. Particularité de cette version, annoncée dès la présentation initiale du programme DC par James Gunn, ce Batman sera montré comme père, avec son fils éloigné, Damian Wayne, dans une dynamique de duo héroïque à Gotham. Le projet en est encore tôt dans son développement, sans date de sortie et sans acteur officiellement choisi.
Ce n’est pas une lubie de fans sortie de nulle part
Le cas Gyllenhaal ne sort pas de nulle part. Bien avant aujourd’hui, Christopher Nolan l’avait envisagé pour Batman Begins, avant que le rôle ne revienne à Christian Bale. Comme Cillian Murphy, qui avait été finaliste pour Bruce Wayne avant de devenir l’Épouvantail, il a gravité très près du costume.
Lors d’un passage chez Howard Stern, l’acteur racontait avoir reçu un appel personnel de Nolan. Il disait en substance avoir trouvé déjà très fort d’en être arrivé là, et il résumait son état d’esprit ainsi : « J’ai eu un appel personnel de Christopher Nolan. C’est plutôt cool. […] Ils pensent vraiment à toi pour ce film. Donc d’accord, je dois continuer. Je dois juste continuer. »
Son jeu coche les deux faces du rôle
Ce qui alimente l’idée, ce n’est pas seulement l’anecdote. C’est sa filmographie. Dans Prisoners de Denis Villeneuve, son détective Loki a exactement cette dureté contrôlée qu’on associe à Batman : précis, tendu, intimidant, mais encore accroché à une ligne qu’il refuse de franchir.
À l’inverse, le versant Bruce Wayne existe aussi chez lui. Love and Other Drugs montre une version charmeuse, lisse, très à l’aise socialement. Et Presumed Innocent, sur Apple TV+, pousse plus loin l’idée de la double vie, avec un personnage sûr de lui, habile au travail, faillible aussi. Clairement, le masque public et la part sombre, il sait jouer les deux.
Le physique compte aussi, et lui n’a pas fermé la porte
Il y a enfin un point plus terre à terre. Southpaw puis Road House ont rappelé que Gyllenhaal peut porter une présence physique lourde à l’écran. Pour un Batman censé, tôt ou tard, partager l’affiche avec le Superman de David Corenswet, ce n’est pas un détail.
Et surtout, il n’a pas fermé la porte. Interrogé par Screen Rant pour Road House, il expliquait voir ce rôle comme un honneur, tout en reconnaissant le poids de l’héritage. Il glissait même : « Ce serait toujours un honneur. Ces personnages-là, ces rôles-là, sont des classiques. »
Bon, ça ne fait pas un casting. Mais dans un DCU qui cherche encore son Batman, ça suffit largement pour que son nom reste dans la conversation.