En bref
- Le ScreenX montre plus que le cadre standard
- John Walker apparaît dans une scène élargie
- Marvel mise sur d’autres formats que l’IMAX
Ce que révèle la dernière vidéo d’Avengers: Doomsday, ce n’est pas un twist. C’est presque plus intéressant que ça. En comparant l’image cinéma standard au ScreenX, Marvel montre qu’une même scène peut contenir davantage que ce que le cadre 2.39:1 laisse voir.
Le format change ce qu’on voit vraiment
Sur X, le compte officiel de ScreenX a publié un montage qui oppose des plans de Doomsday en format classique et leur version élargie. Le détail qui saute aux yeux, c’est la présence de John Walker, visible sur la partie droite de l’écran dans la scène où les Wakandans rencontrent Ben Grimm et des membres des New Avengers.
Dit autrement, certaines séquences paraissent déjà très chargées, mais elles le sont encore plus quand on récupère les côtés de l’image. Pour un film vendu sur l’idée d’un casting massif, c’est loin d’être anecdotique. On parle d’un long-métrage qui réunit des héros venus de trois réalités du multivers, entre les premiers Avengers, les Fantastic Four et les anciens X-Men de Fox.
Marvel vend l’expérience, faute d’IMAX
Il y a aussi un sujet très concret derrière cette démonstration. Marvel Studios pousse les formats premium dans sa communication autour de Doomsday, mais pas exactement par choix pur.
Le film sort le même jour que Dune: Part Three, qui a récupéré l’exclusivité de l’exploitation IMAX. Résultat, Doomsday ne sera pas projeté dans ces salles très rentables à son lancement. Pour un blockbuster de cette taille, c’est un manque évident côté marketing. Du coup, le studio met l’accent sur les formats qu’il peut vraiment vendre, et ScreenX devient une pièce importante du dispositif.
Plus immersif, pas indispensable au récit
Le principe du ScreenX, c’est un affichage à 270°, avec l’image qui déborde sur les murs de gauche et de droite. L’effet recherché est simple, entourer le spectateur. Certaines images du teaser insistent là-dessus, notamment les scènes de pouvoirs, comme Cyclops lançant son rayon optique, qui envahissent littéralement la salle.
Mais il y a une limite saine à garder en tête. Les éléments supplémentaires visibles sur les écrans latéraux ne devraient pas être nécessaires pour comprendre une scène. Ce serait une mauvaise idée de conception, puisque tout le monde n’aura pas accès à une salle ScreenX. Le but est plutôt d’ajouter du contexte visuel, un peu plus d’ampleur, un supplément de spectacle.
Et c’est là que le sujet dépasse le simple gadget. À la maison, on pourra éventuellement retrouver plus tard des versions IMAX enhanced sur les plateformes, mais pas un vrai rendu ScreenX. En gros, Marvel vend ici quelque chose de très précis, pas juste un film, une version du film qu’on ne pourra pas reproduire dans son salon.