Artemis 2 : un contretemps technique repousse finalement le lancement

Image d'illustration. Lune.NASA / PR-ADN
Le lancement habité de la mission Artemis 2 de la NASA subit un nouveau report, cette fois en raison d’un problème lié à l’hélium. Ce contretemps technique retarde encore les plans de l’agence pour le retour des astronautes sur la Lune.
Tl;dr
- La mission Artemis 2 de la NASA subit un contretemps à cause d’un incident technique sur l’étage supérieur du lanceur SLS.
- Un flux d’hélium irrégulier empêche la pressurisation normale des réservoirs, obligeant à ramener la fusée au Vehicle Assembly Building.
- Le lancement initialement prévu en mars 2026 est repoussé, avec une fenêtre possible en avril 2026, tandis que les astronautes attendent de nouvelles instructions.
Un nouveau contretemps pour la mission Artemis 2
Les ambitions de la NASA pour une nouvelle exploration habitée autour de la Lune connaissent un revers inattendu. La mission Artemis 2, attendue comme le premier vol habité vers l’orbite lunaire depuis plus d’un demi-siècle, voit son calendrier bousculé à cause d’un incident technique survenu dans la nuit du 21 février.
Un souci avec l’étage supérieur du lanceur SLS
Alors que tout semblait prêt au Kennedy Space Center, un flux d’hélium irrégulier a été détecté sur l’étage supérieur du lanceur SLS (Space Launch System). L’agence spatiale explique : « L’hélium sert à garantir des conditions environnementales optimales pour le moteur et à pressuriser les réservoirs d’ergols liquides de l’étage supérieur ». Bien que les tests antérieurs aient montré un fonctionnement correct lors des répétitions générales, c’est lors de la remise en configuration après le dernier essai, achevé le 19 février, que les opérateurs n’ont pas réussi à faire circuler l’hélium normalement. Pour l’heure, une méthode de secours maintient le lanceur en sécurité.
Retour au bâtiment d’assemblage et incertitudes sur le planning
Face à ce problème, la décision a été prise de ramener la fusée et la capsule Orion jusqu’au Vehicle Assembly Building (VAB), distant de quatre miles. Ce déplacement soigneusement orchestré est prévu aux alentours du 24 février, mais il repousse définitivement toute possibilité de lancement en mars. D’ailleurs, sur le réseau social X, Jared Isaacman, administrateur de la NASA, a confirmé : « Cela exclut définitivement la fenêtre de mars ». La prochaine opportunité reste donc conditionnée à l’analyse des données et à la rapidité des réparations. Une fenêtre en avril est évoquée mais demeure incertaine.
Astronautes concernés et ajustements récents du programme
Il faut rappeler que cette mission doit embarquer quatre astronautes : le commandant Reid Wiseman, le pilote Victor Glover, deux spécialistes dont Christina Koch et le Canadien Jeremy Hansen. Ils avaient entamé leur quarantaine juste avant la détection du souci technique ; finalement, ils ont pu en sortir dans l’attente de nouvelles instructions. À noter également qu’en début d’année, la NASA avait déjà avancé son calendrier initial — passant d’avril 2026 à une possible fenêtre début 2024 — mais divers imprévus étaient venus émailler cette accélération.