En bref
- Spider-Man: Brand New Day relance le débat
- Iman Vellani conteste la fatigue super-héroïque
- Les réactions pointent un problème plus profond
Le carton de Spider-Man: Brand New Day complique sérieusement le procès fait aux films de super-héros. Si le MCU avance de façon plus chaotique depuis Avengers: Endgame, ce nouveau pic rappelle une chose simple: le public ne fuit pas automatiquement le genre. Il vient encore, et vite. Le film a déjà fait tomber plusieurs records au box-office, dont le passage express au milliard de dollars, soit environ 859 millions d’euros (1 milliard de dollars).
Le succès qui casse une idée trop simple
On pouvait croire à une vraie usure. Trop de films, trop de séries, trop de personnages à suivre. Cette frustration existe, chez Marvel comme ailleurs. Mais le triomphe de Brand New Day montre autre chose: quand un projet convainc, les spectateurs répondent présents.
Et c’est là que le terme fatigue devient bancal. Ce n’est pas l’existence même des super-héros qui serait rejetée. C’est plutôt l’accumulation de propositions qui ne donnent pas toutes envie.
Ce que dit vraiment Iman Vellani
Dans ce contexte, la prise de parole d’Iman Vellani, interprète de Kamala Khan, tombe juste. Selon elle, la première semaine de Brand New Day prouve que personne ne croyait vraiment à l’échec du film ni à un désintérêt total pour les super-héros. Elle ajoute qu’on s’est habitués au cynisme, à l’idée que toute nouveauté va être mauvaise, opportuniste, ou fabriquée pour faire réagir. Et, au fond, le public sait reconnaître quelque chose de bon quand il le voit.
Dit autrement, Vellani ne nie pas la lassitude. Elle la redéfinit. Pas une fatigue des capes, une fatigue des mauvais paris.
Les réactions qui confirment son constat
Le plus intéressant, c’est que les commentaires sous ses propos lui donnent en partie raison, tout en révélant un malaise plus moche. Au lieu de discuter du fond, pas mal de réactions s’en prennent directement à Ms. Marvel, à Kamala Khan ou à The Marvels. On lit par exemple « Personne ne se soucie de Ms. Marvel », ou encore « Il n’y a pas de fatigue des super-héros. Il y a seulement une fatigue des mauvais films et des personnages ratés. Et Kamala Khan est un personnage raté. J’espère ne plus jamais revoir ce personnage ».
Résultat ? Le débat sur l’écriture, la mise en scène ou les attentes du public disparaît derrière l’attaque frontale.
Quand certains films partent déjà avec un handicap
C’est probablement le point le plus important pour la suite du MCU. Certains projets semblent condamnés avant même leur sortie. Ms. Marvel et The Marvels ont dû avancer avec ce poids, en partie parce qu’il s’agit d’œuvres menées par des femmes, et parce que certains les rejettent d’emblée comme « woke ».
Le problème, du coup, dépasse largement un film ou une actrice. Si une partie du public décide avant visionnage ce qui mérite d’échouer, Marvel ne fait plus seulement face à une question de qualité. Il se heurte à un filtre idéologique qui fausse la réception bien avant le générique.