À quel moment précis se situe Alien: Earth dans la chronologie de la saga ?

Image d'illustration. Alien: Earth (Sydney Chandler)FX / Disney / PR-ADN
Le nouveau volet Alien: Earth s’inscrit à un moment précis dans la chronologie de la célèbre saga de science-fiction. Les fans découvrent ainsi où se situe cet épisode par rapport aux événements majeurs des précédents films.
Tl;dr
- « Alien: Earth » s’insère juste avant le film original.
- La série adopte une esthétique cyberpunk inédite pour la saga.
- Chronologie et cohérence technologique restent parfois floues.
Une nouvelle incursion dans l’univers « Alien »
Avec l’arrivée de la série Alien: Earth, l’emblématique saga de science-fiction se dote d’un chapitre inédit, à la fois déroutant et rafraîchissant. Là où les films historiques — de l’original signé Ridley Scott à « Alien Resurrection » — suivaient un déroulé linéaire sur plus de deux siècles, la temporalité se resserre ici : l’action débute en 2120, soit à peine deux ans avant le drame du Nostromo. Pourtant, la série s’autorise des libertés qui intriguent autant qu’elles déconcertent : le vaisseau central revient d’une mission lancée dès 2055, bien en amont des expéditions décrites dans « Prometheus ».
L’esthétique cyberpunk s’invite dans la franchise
C’est peut-être là que Alien: Earth frappe fort : en assumant pleinement un décor résolument cyberpunk, truffé de cryocapsules, androïdes, transferts digitaux de conscience et autres inventions futuristes. En arpentant les rues encombrées de New Siam, entre laboratoires ultra-technologiques et tours scintillantes, le spectateur plonge dans une atmosphère qui évoque presque davantage « Blade Runner » que le huis clos claustrophobe du Nostromo. Mais est-ce si surprenant lorsque l’on sait que Ridley Scott a façonné ces deux univers mythiques ? La filiation esthétique saute aux yeux — et cela confère à ce nouvel opus une saveur inattendue.
Cohérences et ambiguïtés temporelles
Pourtant, au fil des épisodes, une question persiste : comment concilier cette avalanche de technologies avancées avec celles, bien plus rudimentaires, exhibées par le Nostromo quelques années plus tard ? Les dix premières minutes d’Alien: Earth, répliquant fidèlement l’ambiance du film culte de 1979 — jusqu’aux coiffures typiques des années 70 (ou faut-il dire : des années 2120 ?) — illustrent à quel point la volonté de coller au matériau d’origine domine. Mais on perçoit aussi certains flottements ; ainsi, les vaisseaux semblent identiques malgré des dates de lancement espacées de plusieurs décennies.
L’enjeu des grandes entreprises et du pouvoir
La saga n’a jamais caché son obsession pour la toute-puissance corporatiste incarnée par Weyland-Yutani. Ici encore, l’accent est mis sur :
- L’emprise grandissante des conglomérats industriels au début du XXIIe siècle.
- Le contraste entre ambition scientifique et appât du gain biotechnologique.
- L’attraction pour des missions longues sur fond d’épuisement des ressources terrestres.
Les événements récents relatés dans « Prometheus » ou « Covenant », encore frais dans la chronologie interne, rendent cet univers plus trouble que jamais : fusion d’entreprises, dérives idéologiques… La série enrichit habilement cette trame complexe sans toujours lever toutes les zones d’ombre.
Si l’on peut tiquer sur certaines incohérences ou raccourcis narratifs, difficile de ne pas saluer cette prise de risque visuelle et thématique qui renouvelle franchement la saga « Alien ».