The Last of Us saison 3 traîne déjà un problème bien réel pour HBO

Image d'illustration. The Last of UsHBO / PR-ADN
La saison 3 de The Last of Us n’est pas annulée, mais son arrivée en 2027 complique tout. Entre pause de tournage et après-Joel, la suite part fragilisée.
En bref
- La saison 3 n’est pas annulée
- Une pause de tournage retarde le rythme
- L’absence de Joel fragilise déjà la suite
Deux ans entre deux saisons, pour une série qui vient de perdre Joel, ce n’est pas un détail. C’est même le vrai souci de la saison 3 de The Last of Us, avant même de parler scénario.
La rumeur d’une annulation a circulé, mais elle est fausse. La saison 3 de The Last of Us est simplement en pause, au moins pour le reste du mois de juin. D’après les informations rapportées, le problème ne vient pas de la série elle-même, mais de la Coupe du monde de la FIFA, jugée trop perturbatrice pour Vancouver et sa région, près de laquelle le tournage avait lieu.
Une pause qui tombe mal
Le point important, c’est que personne ne sait encore si cette pause changera réellement la date de sortie. Et pour cause, HBO n’a toujours pas donné de date précise.
Ce que le public sait, en revanche, est plus simple, la saison 3 est attendue en 2027. Donc, pause ou pas, on se dirige vers un écart de deux ans avec la saison 2. Dans l’industrie du streaming, ce genre de trou est devenu presque banal. Mais ici, il arrive au pire moment, quand la série doit justement convaincre qu’elle peut survivre à son plus gros basculement.
Le problème n’est pas seulement le calendrier
Ce basculement, vous le connaissez. La saison 2 a acté la mort de Joel, comme dans le jeu, et avec elle la disparition d’un personnage central, porté en plus par Pedro Pascal, dont l’aura dépasse largement la seule série.
Oui, Joel peut encore apparaître en flashbacks. Mais il a peu de chances de revenir de façon vraiment substantielle. Résultat ? Une partie du public risque de décrocher non pas parce que la série baisse en qualité, mais parce qu’elle regardait d’abord Pedro Pascal.
Abby au centre, et un public divisé
L’autre difficulté était écrite d’avance. Le récit quitte le duo Ellie–Joel pour se rapprocher d’Abby, celle qui a tué Joel à coups de club de golf.
Sur le papier, c’est un déplacement narratif fort. Dans les faits, il laisse des traces. Certains spectateurs apprécient Abby, d’autres ont tiqué sur le casting, et pas mal de monde rejette surtout l’idée de suivre un personnage associé à une scène aussi brutale. Sa trajectoire est plus complexe que ce premier rejet, clairement, mais la série va devoir porter ce poids-là pendant un bon moment.
Pourquoi rien n’est joué malgré tout
Tout n’est pas plié pour autant. Le public râle souvent contre les longues attentes, puis revient. Bridgerton et Stranger Things l’ont montré.
Et il y a un autre moteur, plus simple, la curiosité. Même sans Joel, beaucoup voudront voir où va The Last of Us. C’est là que se joue la suite, pas seulement sur la date de sortie, mais sur la capacité d’HBO à faire accepter une série qui demande à son public de rester fidèle après avoir cassé son centre émotionnel.