Cinq films de fantasy des années 70 à redécouvrir : ils n’ont rien perdu de leur magie

Image d'illustration. JabberwockyPython Films / PR-ADN
Des pépites du cinéma fantastique des années 1970 continuent de fasciner les spectateurs, bien que largement méconnues. Retour sur cinq films emblématiques de cette décennie, dont la magie et l’originalité n’ont rien perdu de leur éclat aujourd’hui.
Tl;dr
- Cinq films de fantasy des années 1970 injustement oubliés.
- Créativité visuelle : animation, décors et effets pratiques marquants.
- Thèmes actuels : acceptation, aventure et enjeux moraux.
La fantasy des années 1970 : créativité oubliée
Si l’on évoque aujourd’hui le cinéma de fantasy, les images qui viennent immédiatement en tête sont celles d’effets numériques à grand spectacle, de dragons ou d’hobbits. Pourtant, bien avant cette déferlante numérique, certains films ont su captiver grâce à leur inventivité artisanale. Les années 1970 recèlent ainsi des trésors méconnus, où l’imagination s’exprime par l’animation traditionnelle, les effets pratiques et une audace narrative qui tranche encore aujourd’hui.
Cinq œuvres méconnues à redécouvrir
Dans cet esprit, voici une sélection de cinq films de fantasy réalisés durant cette décennie. Tous ont en commun d’avoir laissé une empreinte discrète dans la culture populaire – sans pour autant démériter côté qualité ou originalité. On y croise tantôt des récits pour enfants, tantôt des histoires plus sombres destinées aux adultes, mais chacun propose un univers foisonnant :
- The Point (1971) : Un conte animé basé sur l’album-concept de Harry Nilsson, où un garçon exclu découvre que tout et chacun a sa valeur propre. Porté par des chansons entêtantes et un message humaniste intemporel.
- The Amazing Mr. Blunden (1972) : Cette aventure fantastique britannique mêle maison hantée, fantômes et voyage dans le temps. Les jeunes héros risquent tout pour sauver deux enfants disparus un siècle plus tôt — frissons garantis pour petits et grands.
- Ruslan and Ludmila (1972) : Chef-d’œuvre russe signé Aleksandr Ptushko, ce film transpose un conte épique peuplé de sorciers barbus et de princesses captives, sublimé par ses décors luxueux et ses couleurs flamboyantes.
- Jabberwocky (1977) : Entre humour absurde hérité des Monty Python et satire sociale légère, la comédie médiévale de Terry Gilliam fait se croiser chevaliers incompétents, princesses évanescentes et monstres grotesques dans un Moyen Âge délirant.
- Wizards (1977) : Animation post-apocalyptique signée Ralph Bakshi, où elfes, sorciers et mutants s’affrontent dans une fable visuelle inventive mêlant technologie destructrice et magie ancestrale — sans éluder quelques critiques sur la manipulation des masses.
Diversité thématique et richesse visuelle
Ce qui frappe à la découverte de ces œuvres, c’est la variété des approches narratives comme esthétiques. Loin d’être démodés, ces films proposent :
– des réflexions sur l’acceptation de soi (The Point)
– l’importance du courage face à l’adversité (The Amazing Mr. Blunden)
– la confrontation entre tradition et modernité (Wizards)
Tout cela s’incarne dans une profusion d’univers singuliers qui marient onirisme visuel et questionnements moraux.
L’héritage discret, mais vivant du cinéma fantasy seventies
Certes, nombre de ces titres n’ont pas connu le succès retentissant d’autres productions contemporaines. Cependant, leur force réside dans leur capacité à surprendre encore aujourd’hui par leur fraîcheur créative et leurs messages universels. À l’heure où la fantasy s’uniformise souvent sous la bannière des grandes franchises numériques mondiales, il serait dommage d’oublier ces pépites qui prouvent qu’imagination rime aussi avec artisanat.
Ces films demeurent accessibles — parfois restaurés ou diffusés lors de festivals spécialisés — invitant chaque génération à revisiter le genre avec un œil neuf… ou tout simplement curieux.