Le tout premier western de Nicolas Cage fut un échec critique et commercial retentissant

Image d'illustration. The Old WayCapstone Pictures / PR-ADN
Le tout premier western mettant en vedette Nicolas Cage a connu un accueil particulièrement difficile, essuyant à la fois l’échec commercial et les critiques négatives, loin des succès espérés pour cette incursion de l’acteur dans le genre.
Tl;dr
- « The Old Way » : échec critique et public marquant.
- Nicolas Cage en mode Charles Bronson pour son premier western.
- Succès bien plus solide pour « Butcher’s Crossing ».
Un tournant inattendu dans la carrière de Nicolas Cage
Il faut bien l’admettre, le premier western de Nicolas Cage, sorti sous le titre « The Old Way », n’a pas fait date… du moins, pas dans le sens espéré. Pourtant, l’acteur semblait en pleine renaissance au début des années 2020 : après une décennie marquée par quelques films oubliables, il s’était illustré dans des rôles salués, de « Joe » (2013) à l’étonnant « Pig » (2021), puis encore avec « Dream Scenario » ou « The Unbearable Weight of Massive Talent ». Mais voilà, ce retour en grâce n’a pas suffi à sauver son incursion dans l’Ouest sauvage.
Coulisses mouvementées et influences revendiquées
Derrière la caméra, c’est à Brett Donowho, habitué des productions indépendantes et B-movies – on lui doit notamment le très mal reçu « Acts of Violence » avec un Bruce Willis crépusculaire – qu’a été confiée la réalisation. Le tournage n’a pas été sans remous : un incident majeur a éclaté lorsqu’Hannah Gutierrez-Reed, armurière sur le plateau (plus tard condamnée après le drame de « Rust »), a déchargé une arme trop près de Cage, provoquant la colère de plusieurs membres du casting. Bref, rien pour présager un envol tonitruant.
L’accueil critique : entre indifférence et sévérité
Malgré ce contexte déjà compliqué, le verdict du public et des critiques fut sans appel. À sa sortie limitée (Pays-Bas, Russie, Royaume-Uni), « The Old Way » n’a récolté qu’un maigre butin : à peine 59 729 dollars au box-office mondial. Et côté presse ? Les avis fusent : Christy Lemire de FilmWeek juge le film « si fade et fauché d’apparence », quand Nick Schager (The Daily Beast) invite carrément les spectateurs à voir là « un simple accroc dans la résurgence mainstream de Cage ». Toutefois, certains nuances émergent ; Noel Murray (Los Angeles Times) salue « la vraie personnalité d’un film où un homme découvre qu’il laisse une trace… aussi sombre soit-elle. »
Voici ce qui distinguait tout de même cette expérience :
- Nicolas Cage, en Colton Briggs vengeur taciturne, s’inspire ouvertement de Charles Bronson.
- L’intrigue reste très classique : une histoire de vengeance sur fond de rédemption paternelle.
- Surtout, il s’agissait là du tout premier western de Cage.
Bilan contrasté et perspectives pour l’acteur
Curieusement, c’est finalement un autre western tourné après mais sorti avant – le sombre et audacieux « Butcher’s Crossing », crédité d’un solide 73% sur Rotten Tomatoes – qui vient véritablement entériner l’entrée réussie de Cage dans le genre western. Comme si l’échec initial avait permis d’ouvrir une voie plus aboutie… ou simplement mieux accueillie. En somme : tout le monde peut rater son entrée. L’essentiel est peut-être d’en tirer quelque chose.