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ExoMars : l’atterrisseur européen s’est crashé sur Mars

Publié le
Illustration d'artiste de la sonde TGO et l'atterrisseur Schiaparelli - capture d'écran du compte Twitter de l'ESA

L’Agence spatiale européenne a indiqué, hier, que l’atterrisseur Schiaparelli s’est écrasé sur Mars. L’accident fatal a été confirmé par une photo prise par une sonde de la Nasa.

L’Agence spatiale européenne (ESA) n’aura pas réussi à faire se poser Schiaparelli, l’atterrisseur martien. L’engin, avec lequel l’agence avait perdu le contact après qu’il se soit libéré de la sonde, s’est écrasé sur la planète rouge. C’est grâce à une photo prise par une sonde américaine qui orbite autour de Mars que le crash a été confirmé.

Mars : le module Schiaparelli a été détruit à l’impact

La mission ExoMars ne s’est pas déroulée comme prévu. Si la sonde TGO s’est bien placée en orbite de Mars, en revanche, le module Schiaparelli n’a pas réussi sa descente et s’est écrasé sur la surface de la planète rouge. L’appareil « est arrivé à une vitesse beaucoup plus rapide que prévu à la surface de Mars », a expliqué Thierry Blancquaert, responsable de l’atterrisseur au sein de l’ESA.

Dans cette image on voit l’avant et l’après que l’atterrisseur se soit crashé sur la planète en créant un nouveau cratère. A quelques kilomètres, on aperçoit une tâche blanche, c’est le parachute.

Le largage de l’atterrisseur par la sonde européenne s’est bien déroulé, le bouclier thermique qui protège l’appareil lors de son entrée dans l’atmosphère a fait son office et le parachute s’est bien ouvert à 11 kilomètres d’altitude. Cependant, le parachute s’est libéré 50 secondes trop tôt et les rétrofusées censées ralentir l’atterrisseur pour le faire se poser en douceur n’ont fonctionné que 3 à 4 secondes au lieu des 30 secondes prévues. Descendant trop vite vers la surface de Mars, Schiaparelli n’aura pas résisté au choc.

Deuxième échec pour l’Agence spatiale européenne

Les Etats-Unis restent donc le seul pays à avoir fait atterrir un engin opérationnel sur Mars. Pour l’Europe le crash de Schiaparelli représente un second échec. En 2003, l’atterrisseur britannique Beagle 2 n’avait jamais donné de signe de vie. L’engin était bien arrivé à la surface de la planète voisine mais ses panneaux solaires ne s’étaient pas déployés correctement, rendant le contact avec les équipes sur Terre impossible.

En 2020, la seconde étape d’ExoMars consistera à envoyer un Rover pour forer la planète rouge. Après cet échec, l’ESA aura sans doute des difficultés à convaincre les gouvernements à lui accorder les 300 millions d’euros nécessaires pour boucler le budget de la mission.

Source : lemonde.fr
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