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Apple : La faille exploitée par le FBI pourrait être corrigée à court terme

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La méthode d'intrusion employée par l'agence gouvernementale sera exposée d'ici peu, selon les experts, permettant ainsi à Apple de corriger la faille exploitée.

Retrouver la confiance en ses utilisateurs : voilà ce qui se joue en ce moment pour Apple, dans l’affaire de l’iPhone 5c de Syed Farook qui l’oppose au FBI. Dans ce débat d’importance capitale, se joue aussi le droit aux libertés fondamentales, telles que le droit à la vie privée — de quoi inquiéter bien des utilisateurs des smartphones de la firme à la pomme.

La semaine dernière, dans un enchaînement décidément bien rapide des évènements, le Federal Bureau of Investigation (FBI) abandonnait sa poursuite contre Apple, à qui il avait demandé de développer une couche logicielle iOS équipée d’une backdoor, une “porte dérobée” permettant aux forces de l’ordre de s’introduire à volonté dans les smartphones de la marque — avec le risque de voir cette faille exploitée par les plus mal intentionnés également. L’abandon des poursuites s’est expliqué par une coopération entre le FBI et Cellebrite, une société israélienne spécialisée dans la récupération de données et l’intrusion informatique.

Un faille dévoilée sous peu

Si une affaire similaire devait voir le jour, dans laquelle le gouvernement demande l’aide d’Apple dans l’État de New York, la cour de Justice pourrait demander au FBI de dévoiler la faille exploitée. Cependant, même dans le cas où cette éventualité viendrait à disparaître, le nombre croissant de requêtes des forces de l’ordre auprès du FBI pour débloquer des iPhone amènera surement à une divulgation.

“Le FBI doit dès à présent se faire à l’idée qu’une telle faille n’est viable que quelques mois, si elle est partagée avec d’autres services judiciaires” a déclaré Jonathan Zdziarski, un expert indépendant. Plus la méthode sera diffusée, plus de chance il y a qu’une fuite permettra d’identifier la faille — notamment si Cellebrite décide de louer ses services à d’autres agences gouvernementales de par le monde.

Dans une note interne du FBI obtenue par Reuters, le FBI a déclaré qu’il partagerait l’outil “dans les limites légales de leurs contraintes juridiques et politiques”.

 

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