En bref
- Kingpin reste limité aux séries Marvel
- Les droits bloquent son arrivée au cinéma
- Un accord Sony/Disney changerait tout
Le problème, pour une fois, n’a rien de mystérieux. Si le Caïd de Vincent D’Onofrio n’apparaît toujours pas au cinéma dans le MCU, c’est d’abord une affaire de droits entre Sony et Disney.
Un verrou juridique très simple, et très bloquant
Interrogé sur une éventuelle présence dans Spider-Man: Brand New Day, Vincent D’Onofrio a fermé la porte. L’acteur explique en substance qu’il attendra que les droits de son personnage soient disponibles pour ce type de films avant d’envisager quoi que ce soit. En clair, son Wilson Fisk ne peut pas être déplacé librement d’une série à un long métrage.
Ce blocage, il l’avait déjà évoqué en 2024. Le cœur du sujet, c’est le partage compliqué autour d’un personnage qui appartient autant à l’orbite de Daredevil qu’à celle de Spider-Man. Et comme Spider-Man reste un terrain ultra sensible entre Sony et Disney, chaque apparition compte.
Le paradoxe d’un méchant majeur coincé sur le petit écran
C’est là que le dossier devient un peu absurde. Depuis Daredevil sur Netflix, cette version de Kingpin s’est imposée comme une des incarnations les plus solides du catalogue Marvel. On l’a revue dans Hawkeye, puis dans Echo, et encore dans Daredevil: Born Again.
Mais selon les propos de l’acteur, cette version reste utilisable uniquement pour des séries télévisées. Donc pas de film centré sur Fisk, pas de passage naturel vers les gros affrontements cinéma, et pas de duel avec le Peter Parker de Tom Holland. Pendant ce temps, le cinéma peut très bien montrer une autre lecture du personnage, comme dans Spider-Man: Into the Spider-Verse. Résultat ? Le public voit le personnage, mais pas forcément celui qu’il attend.
Pourquoi ce dossier peut redevenir brûlant
Le plus frustrant, c’est que le moment paraît idéal. Dans le prochain film Spider-Man, Tombstone, joué par Marvin Jones III, doit être de la partie, tandis que Fisk est désormais maire de New York. Sur le plan narratif, la collision semble presque évidente.
Et côté industrie, il existe déjà un précédent. L’intégration de Spider-Man dans le MCU a bien montré qu’un compromis entre Sony et Disney n’était pas impossible. Avec un streaming moins central qu’avant et une attention qui revient vers le cinéma, rouvrir ce dossier aurait du sens. Bon, rien ne dit que cela arrivera vite. Mais si un accord doit exister un jour, il servirait clairement un film comme un hypothétique Spider-Man 5.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi les droits de Kingpin sont-ils compliqués ?
Parce que le personnage est lié à plusieurs branches de l’univers Marvel. Il est un ennemi naturel de Daredevil, mais aussi un adversaire historique de Spider-Man. Quand plusieurs studios se partagent déjà des personnages ou des usages, la frontière entre série et cinéma devient vite très rigide.
Est-ce que cela empêche totalement Vincent D’Onofrio de jouer Fisk ?
Non. Ce que cela bloque, d’après ses propos, c’est surtout l’usage au cinéma. Pour la télévision, la situation est différente, ce qui explique sa présence répétée dans les séries Marvel de ces dernières années.
Pourquoi les fans veulent-ils voir Kingpin face à Spider-Man ?
Parce que cette opposition existe depuis longtemps dans les comics et qu’elle fonctionne très bien. Fisk n’est pas seulement une brute, c’est aussi un stratège, un homme de pouvoir, presque une machine politique. Face à un Spider-Man de cinéma déjà bien installé, le choc serait logique et franchement tentant.
Un accord entre Sony et Disney est-il réaliste ?
Oui, dans l’absolu. Le précédent autour de Spider-Man l’a prouvé. Ce n’est pas simple, et ce n’est jamais rapide, mais ce n’est pas non plus une impasse définitive. C’est justement ce qui entretient l’espoir autour de Kingpin.