Une faille dans Microsoft Copilot expose vos données personnelles en un simple clic

Image d'illustration. Microsoft CopilotADN
Une faille de sécurité récemment découverte dans Microsoft Copilot expose les utilisateurs à un risque de vol de données personnelles. Il suffirait d’un simple clic pour que des informations sensibles soient compromises, mettant en lumière une vulnérabilité inquiétante.
Tl;dr
- Une faille nommée « Reprompt » a permis à des cybercriminels de récupérer des informations sensibles via Microsoft Copilot grâce à un simple lien malveillant.
- Le piratage exploitait un paramètre caché pour injecter des requêtes dans Copilot, contournant les protections prévues.
- Microsoft a déployé un correctif, mais les experts recommandent de rester vigilant face aux liens suspects et aux risques de phishing.
Une faille critique dans Copilot déjoue la vigilance de Microsoft
C’est une découverte préoccupante qu’ont récemment révélée les experts en sécurité de Varonis Threat Labs. Une faille, baptisée « Reprompt », a permis à des cybercriminels de subtiliser des informations personnelles à travers l’assistant IA Microsoft Copilot, et ce, d’un simple clic sur un lien malveillant. Ce vecteur d’attaque s’est glissé sous les radars grâce à un mécanisme astucieux de phishing combiné à une injection de prompts multiples.
Mécanique du piratage : le Q parameter, porte dérobée inattendue
En se servant d’un lien piégé envoyé à leurs victimes, les attaquants amorçaient un processus en plusieurs étapes : dès l’ouverture, un paramètre nommé « q parameter » injectait discrètement une demande dans l’assistant. Cette demande pouvait demander à Copilot des renseignements sensibles comme l’adresse du propriétaire ou l’historique de consultation de fichiers, même si Copilot était pourtant fermé. D’après les chercheurs de Varonis, il suffisait d’insérer une instruction précise dans ce fameux paramètre pour forcer l’exécution immédiate du prompt lors du chargement de la page.
Les experts ont également démontré que ces requêtes étaient capables de contourner certaines barrières techniques prévues par Microsoft. Résultat : il devenait possible d’ordonner à Copilot d’envoyer des données confidentielles vers le serveur pirate – alors même que le système était censé refuser ce genre d’opération.
Piratage corrigé mais vigilance toujours requise
Bonne nouvelle cependant : la vulnérabilité a été signalée dès août 2025 à Microsoft, qui a déployé un correctif cette semaine. L’exploitation n’est donc plus possible pour les utilisateurs qui tiennent leur système à jour avec les derniers correctifs.
Néanmoins, la prudence reste de mise face au risque persistant du phishing. Quelques réflexes essentiels s’imposent pour limiter l’exposition :
- N’ouvrez jamais de liens provenant d’expéditeurs inconnus ou inattendus.
- Soyez attentif au langage alarmiste ou pressant dans les messages reçus.
- Prenez le temps de vérifier la destination réelle d’un lien avant tout clic.
- Misez sur un antivirus robuste doté d’options anti-phishing et VPN.
L’intelligence artificielle, nouvel eldorado pour les cybercriminels ?
Cet incident illustre une tendance préoccupante : alors que les assistants basés sur l’IA générative s’intègrent toujours plus dans nos usages quotidiens, ils deviennent aussi une cible privilégiée. S’il est rassurant que des failles comme Reprompt soient corrigées rapidement par des acteurs majeurs comme Microsoft, il n’en demeure pas moins essentiel que chacun redouble de vigilance quant aux liens et informations partagés avec ces nouveaux outils numériques.