En bref
- Transformers revient en salles pour ses 40 ans
- Le film engrange environ 3 millions d’euros (3,1M$)
- Un signal utile pour une franchise en doute
Environ 3 millions d’euros (3,1M$) pour une ressortie limitée, ce n’est pas un raz-de-marée. Mais pour The Transformers: The Movie, c’est tout sauf anodin. Le film d’animation de 1986 s’est hissé à la septième place du box-office le week-end dernier, au moment où Resident Evil, version Zach Cregger, prenait la tête avec environ 55 millions d’euros (60M$).
Un retour modeste sur le papier, parlant dans les faits
Ce score accompagne la célébration des 40 ans du film, relancé en salles par Hasbro et Fathom. Et il faut le remettre en perspective. Lors de son exploitation d’origine, The Transformers: The Movie avait rapporté moins de 6 millions d’euros (6M$). Voir ce titre revenir aujourd’hui, sur quelques séances seulement, et retrouver un vrai public, dit une chose simple: le noyau dur de la franchise est toujours là.
Bon, on parle aussi d’un contre-programme idéal. Face à une grosse nouveauté horrifique, ce long métrage animé jouait la carte de la nostalgie, mais pas seulement. Il revenait avec une réputation déjà faite, presque mythique.
Le film qui a marqué une génération, parfois un peu trop fort
Dans l’histoire, les Autobots doivent empêcher Unicron, une gigantesque machine capable de dévorer des planètes, de mettre la main sur la Matrix of Leadership. En parallèle, Optimus Prime et les siens subissent une offensive totale des Decepticons. Dit comme ça, c’est du pur Transformers. Sur l’écran, c’était plus brutal.
Car le souvenir qui colle au film, c’est la mort d’Optimus Prime. Et pas une disparition symbolique ou hors champ. Pour un film pensé aussi pour les enfants, le choix était rude, franchement inattendu pour l’époque. Ce n’était d’ailleurs pas la seule perte du récit, et même une partie du casting avait été prise de court par l’accumulation des décès.
Hasbro et Fathom l’ont très bien compris en présentant cette ressortie comme « The Apology Tour », dans le cadre des célébrations du quarantième anniversaire.
Pourquoi cette ressortie compte pour l’avenir de la licence
La suite de l’histoire est connue, Optimus Prime a fini par revenir, justement parce que la réaction du jeune public avait été très mauvaise. Mais ce retour dit surtout à quel point ce film a compté. Quarante ans plus tard, il reste un pilier du fandom, avec un vrai soin dans l’exécution et un casting vocal marquant, où figurait notamment Orson Welles en Unicron.
Et c’est là que cette ressortie devient intéressante. Les films live signés Michael Bay ont transformé la licence en machine à milliards. Depuis, c’est plus flou. Rise of the Beasts est devenu en 2023 le live le moins rentable de la série, tandis que Transformers One a nettement sous-performé malgré de bonnes critiques un an plus tard. Paramount veut relancer la machine, clairement. Mais ce petit succès rappelle qu’il existe encore une base solide. Reste à trouver la bonne idée, et surtout le bon cinéaste.