En bref
- Starlink Residential et Roam proposent un tarif de départ similaire, mais ciblent des usages différents : domicile fixe ou mobilité.
- Residential offre une connexion illimitée dès 55 dollars par mois, tandis que Roam privilégie la mobilité avec un quota de données de 100 Go à ce prix.
- Les débits réels peuvent varier selon la congestion du réseau, et les deux offres disposent d’un essai de 30 jours avec remboursement.
Payer environ 51 euros (55 dollars) chez Starlink, ça ne veut pas dire acheter la même chose. Et c’est là que le piège commence.
Même tarif, deux philosophies
Chez SpaceX, l’offre grand public s’est simplifiée avec deux familles, Residential et Roam. Les deux commencent au même prix mensuel, mais elles ne jouent clairement pas dans la même équipe. L’une vise un usage stable, à la maison ou dans un lieu où vous vivez longtemps. L’autre pense d’abord aux gens qui bougent, du van à l’utilisateur en déplacement, jusqu’aux voyageurs internationaux.
Si vous avez déjà une parabole Starlink, ou si vous comptez en louer une, le choix dépend surtout d’un truc très simple, votre mode de vie. Pas de quoi improviser au hasard.
Residential, le choix fixe pour la maison
Le forfait Residential est pensé pour un point fixe. Son avantage, c’est la data illimitée sur tous les paliers. La vraie différence se fait donc sur la vitesse.
L’entrée de gamme à environ 51 euros (55 dollars) promet 100 Mbps, soit autour de 12,5 Mo/s en téléchargement. Pour un petit foyer, ça couvre sans souci navigation, streaming et jeu en ligne. Au-dessus, on passe à 200 Mbps pour environ 79 euros (85 dollars) par mois, puis jusqu’à 400 Mbps avec l’offre Max à environ 121 euros (130 dollars). Et ces deux formules incluent aussi l’installation professionnelle à domicile. Un détail qui compte plus qu’on ne le croit.
Roam, plus rapide au départ mais avec plafond
À l’inverse, Roam mise sur la mobilité. Starlink le présente comme le bon plan pour les camping-cars, les nomades, les campeurs, le boulot en déplacement, bref, tout ce qui ne rentre pas dans une box fixée au mur. C’est aussi le forfait à regarder si vous voulez utiliser une Starlink Mini, le modèle qu’on peut glisser dans un sac.
Le premier palier à environ 51 euros (55 dollars) donne jusqu’à 300 Mbps, donc plus rapide sur le papier que l’offre Residential de base, mais avec un plafond de 100 Go par mois. Une fois cette limite atteinte, la connexion ralentit nettement. Il reste de quoi faire un peu de web et d’e-mail, pas beaucoup plus. Ensuite, il y a 300 Go pour environ 74 euros (80 dollars), puis une version illimitée à environ 163 euros (175 dollars). Là, le vrai trade-off saute aux yeux.
Les limites à regarder avant de signer
Mais il y a un point à ne pas zapper. Les vitesses affichées ne sont pas garanties en continu. La politique d’usage équitable de Starlink prévoit des baisses temporaires en cas de forte congestion ou pendant les heures de pointe dans votre zone.
Avant de trancher, vous pouvez vérifier la carte de couverture pour voir les débits disponibles dans votre pays ou votre région. Et les deux gammes ont un essai de 30 jours avec remboursement intégral si le service ne vous convient pas. Franchement, vu l’écart d’usage entre les deux offres, ce mois de test n’a rien d’accessoire.