En bref
- La 5G peut être plus rapide que Starlink.
- Starlink couvre les zones mal desservies par le réseau mobile.
- La 5G fixe reste généralement moins chère.
Votre adresse fait presque tout le boulot dans ce duel entre Starlink et la 5G. Sur le papier, la 5G peut être plus rapide. Dans la vraie vie, si le signal est moyen ou si votre logement est mal servi, le satellite reprend des points très vite. Et c’est là que le match devient intéressant.
Le débit brut ne raconte qu’une partie de l’histoire
Côté promesses, Starlink propose aux États-Unis des offres résidentielles limitées à 100 Mbps et 200 Mbps, plus une formule Residential Max annoncée à 400 Mbps ou plus. En face, T-Mobile affiche pour certaines offres 5G Home Internet des débits descendants typiques allant de 170 à 498 Mbps. Oui, ça se recoupe.
Mais les moyennes nationales, on connaît. Ça donne une tendance, pas votre salon. Les tests de PCMag en 2026, dans l’Idaho rural, ont vu une offre Residential Max de Starlink tourner entre 145 et 170 Mbps par jour. En 2025, le même service montrait un écart bien plus large, de 20 à 250 Mbps. L’heure, le matériel et l’endroit changent clairement la donne.
Pour la 5G, l’opérateur pèse lourd. Opensignal a mesuré 249 Mbps en moyenne chez T-Mobile et 184,3 Mbps chez AT&T. Le rapport 2026 d’Ookla donne 314,38 Mbps à T-Mobile et 218,96 Mbps à Verizon. Et non, le débit ne suffit pas. T-Mobile estime l’upload entre 12 et 55 Mbps, avec une latence de 16 à 28 ms. Starlink annonce de son côté une latence médiane aux heures de pointe de 25,7 ms. Franchement, pour du satellite, c’est loin d’être ridicule.
La couverture décide souvent du vrai gagnant
Le vrai piège, c’est de confondre vitesse max et connexion stable. Une 5G affichée sur le téléphone ne veut pas dire que vous êtes sur la meilleure version du réseau. Les bandes basses portent loin et traversent mieux les obstacles. Les bandes intermédiaires cherchent l’équilibre. Les hautes fréquences, elles, peuvent envoyer fort, mais supportent mal les murs et les obstacles.
Chez T-Mobile, la 5G à la maison dépend aussi de l’adresse et de la capacité réseau locale. Vous pouvez avoir de la 5G sur mobile sans être éligible à l’offre fixe illimitée. À l’inverse, Starlink séduit surtout là où le mobile patine. Avec une condition quand même, la parabole doit voir le ciel. Arbres et bâtiments peuvent bloquer la liaison, et l’application Starlink sert justement à vérifier ça avant l’installation.
La météo entre aussi dans le game. Starlink prévient que forte pluie ou vent peuvent ralentir la connexion, voire provoquer une coupure dans les cas extrêmes. La congestion existe aussi aux heures chargées. Et la 5G n’est pas immunisée, surtout sur les fréquences les plus élevées.
Le prix grimpe vite quand on veut le haut du panier
L’écart se creuse sur la facture. Les offres 5G Home Internet de T-Mobile, Rely, Amplified et All-In, vont d’environ 46 à 64 euros par mois (50 à 70 dollars), hors taxes et frais.
Chez Starlink, l’entrée de gamme démarre autour de 51 euros (55 dollars) pour 100 Mbps, puis 78 euros (85 dollars) pour 200 Mbps. Pour Residential Max et ses 400 Mbps ou plus, il faut compter environ 120 euros par mois (130 dollars). L’offre roam illimitée monte jusqu’à environ 161 euros (175 dollars). Et ça, avant le matériel ou l’installation. Bref, le très haut débit version Starlink ne fait pas semblant sur le prix.
Le seul vrai verdict se joue chez vous
Le hotspot d’un téléphone peut coûter moins cher, mais seulement si votre forfait autorise le partage de connexion, et avec une limite séparée sur le haut débit dans certains cas. Donc non, ce n’est pas toujours le plan parfait.
Au bout du compte, le bon comparatif reste le plus simple. Tester. Starlink n’offre pas d’essai gratuit, mais laisse une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours. Si la couverture mobile est bancale chez vous, son prix plus élevé peut quand même se défendre. À une condition, que la connexion tienne dans la durée.