En bref
- Nvidia élargit son offre d’IA avec Nemotron 3.5 Super VL et deux modèles Bolt destinés aux entreprises et aux PC locaux.
- Le constructeur mise sur des modèles ouverts et personnalisables, avec des performances annoncées comme compétitives face à celles d’OpenAI et d’Anthropic.
- Nvidia veut aussi développer l’IA directement sur les PC, afin de faire fonctionner des assistants localement sans dépendre systématiquement du cloud.
Nvidia essaie de verrouiller tout le terrain de jeu de l’IA. Pas seulement les gros serveurs, mais aussi les PC IA qui exécutent des agents en local. Et ça, clairement, dit pas mal de choses sur la suite.
Nvidia veut couvrir tout le terrain
Le constructeur américain a présenté Nemotron 3.5 Super VL, un modèle de 120 milliards de paramètres pensé pour les agents utilisés en entreprise. Il embarque moins de paramètres que Nemotron 3 Ultra, mais Nvidia affirme qu’il garde un niveau similaire sur le suivi d’instructions et l’usage d’outils. Sur le papier, c’est le genre de compromis qu’on aime bien voir, moins lourd, sans sacrifier la précision.
À l’autre bout du spectre, Nvidia sort aussi deux modèles Bolt, bien plus légers. Leur cible, ce sont les machines locales, les nouveaux PC équipés de la puce Nvidia RTX Spark, mais aussi les stations de travail sous DGX Spark.
Le pari entreprise, avec l’open comme argument
L’idée est simple. Si une boîte veut faire tourner ses agents sur son infra, Nvidia veut être le choix évident à chaque niveau de puissance. Kari Briski, vice-présidente Open Models and Software chez Nvidia, explique ainsi que les organisations disposent maintenant d’un modèle ouvert et optimisé selon leur besoin, sans avoir à trancher entre capacité et facilité de déploiement.
Le vrai message est là. Face aux modèles fermés, Nvidia met en avant la possibilité de post-entraîner Super VL sur ses propres données, de le déployer dans son propre datacenter, puis de garder la main sur ce qui est construit. Bon, ce n’est pas nouveau chez Nvidia, qui a déjà toute une famille Nemotron pour le multimodal, le code, les maths ou l’automatisation d’entreprise.
Des promesses de vitesse, et déjà des noms connus
Nvidia affirme que Super VL boucle certaines tâches plus vite que des modèles concurrents signés Anthropic ou OpenAI, une fois post-entraîné pour des usages agentiques précis. Les cas cités vont de l’analyse documentaire à la comptabilité financière, en passant par l’expérimentation scientifique, les dossiers d’assurance santé et la résistance aux attaques de sécurité.
Évidemment, ce genre d’annonce vient toujours avec de grosses promesses. Mais Nvidia ajoute une liste de clients qui pèse lourd, Salesforce, Perplexity, Crowdstrike, Ramp, EY et Skydance. Ça aide à rendre le pitch un peu moins théorique.
Le PC local, l’autre bataille que vise Nvidia
Le mouvement est encore plus intéressant côté grand public et postes de travail. Les PC concernés arrivent via des partenaires comme Microsoft et Dell, et Nvidia pousse une idée assez nette, faire tourner les assistants en local pour éviter d’envoyer ces tâches dans le cloud.
C’est là qu’entrent en scène Nemotron 3.5 Bolt 74B-A9B 24GB, pensé pour des tâches agentiques locales avec raisonnement en plusieurs étapes, appel d’outils et navigation web, puis Bolt E4B, destiné aux agents conversationnels. Super VL et Bolt 74B-A9B sont disponibles dès maintenant. Bolt E4B, lui, arrive plus tard ce mois-ci. Et oui, Nvidia veut aussi vendre le futur assistant perso qui reste chez vous, pas dans le cloud.