Les créateurs de Stranger Things s’expliquent sur une incohérence clé entre la série et la pièce

Image d'illustration. Stranger ThingsNetflix / PR-ADN
Les créateurs de Stranger Things ont récemment réagi à une incohérence soulevée par les fans entre la série télévisée et sa nouvelle adaptation théâtrale, cherchant à clarifier ce point qui suscite de nombreuses discussions parmi le public.
Tl;dr
- Nouveaux liens révélés entre Joyce, Hopper et Creel.
- Des éléments clés du lore sont gardés flous volontairement.
- La saison 5 n’exige pas d’avoir vu la pièce.
Une saison finale entre révélations et subtilités
La cinquième saison de Stranger Things, diffusée sur Netflix, plonge les fans dans une confrontation majeure contre Vecna, alias Henry Creel, tout en dévoilant des pans essentiels de l’univers surnaturel d’Hawkins. Pourtant, derrière l’action, se tisse une toile narrative complexe où certaines informations – parfois glanées en dehors de la série principale – restent volontairement en filigrane.
L’apport discret de la pièce « The First Shadow »
À côté des épisodes, la pièce Stranger Things: The First Shadow enrichit la mythologie du show. On y découvre notamment que Joyce et Hopper auraient partagé les bancs de l’école avec le jeune Creel. Un détail clé, qui n’est jamais explicitement mentionné à l’écran lors du face-à-face final avec Vecna. Pourquoi cette omission ? Les frères Duffer ont tenu à ce que la série reste accessible sans exiger d’avoir vu le spectacle : « Nous devions marcher sur un fil avec la pièce — on ne voulait pas frustrer ceux qui n’y ont pas accès. », confie Ross Duffer à Variety.
Séparer l’essentiel pour ne pas perdre le spectateur
Si certains éléments de The First Shadow se retrouvent subtilement intégrés à la saison 5, ils demeurent suffisamment vagues pour éviter toute confusion chez les spectateurs non initiés. Matt Duffer insiste : « La saison devait rester fidèle à ce qu’elle aurait été sans la pièce ». Le passé de Henry, infecté par le Mind Flayer, comme la scène phare où Holly découvre une grotte dans le désert — révélant l’origine des pouvoirs de Creel — sont autant d’ajouts issus du théâtre, mais adaptés prudemment.
Mémoires enfouies et choix narratifs assumés
Alors que la pièce explore le combat intérieur de Creel sous l’influence du Mind Flayer et ses années lycée – illustrées par sa participation à « Dark of the Moon » et évoquées lorsqu’on voit Joyce parler d’une comédie musicale en 1959 – la série préfère suggérer ces liens plutôt que de les expliciter.
Cette discrétion scénaristique semble judicieuse : dévoiler frontalement la connexion entre Joyce, Hopper et Henry aurait sans doute désorienté une partie du public. Mais dans l’univers interne des frères Duffer, cette prise de conscience a bien eu lieu – même si elle reste hors champ.